HPRE à l'ULiège : Boostez Votre Réussite comme à Poudlard

23 Mar 2026 32 min de lecture

ULiège lance HPRE, un projet inspiré de l'univers de Harry Potter pour renforcer la cohésion et les compétences des étudiants.

Sommaire

HPRE à l'ULiège : Boostez Votre Réussite comme à Poudlard

À l’ULiège, la question de la réussite académique traverse les auditoires de la Place du XX Août jusqu’aux amphithéâtres du Sart Tilman. Dans une ville-campus comme Liège, où près de 27 000 étudiantes et étudiants suivent des cursus variés au sein d’une université publique ancrée dans le tissu urbain et économique régional, la cohésion étudiante et l’efficacité des dispositifs d’accompagnement restent au cœur des priorités (ULiège – Chiffres clés). En outre, le quotidien est façonné par la mobilité à Liège (liaisons TEC vers le plateau) et par le logement étudiant (kots concentrés autour d’Outremeuse, Saint-Léonard, Guillemins et Longdoz), deux dimensions qui influencent concrètement l’organisation des études et l’accès aux ressources. Face à un taux de réussite en première année universitaire qui plafonne autour de 40 % en Fédération Wallonie-Bruxelles, les pratiques pédagogiques actives et le mentorat par les pairs gagnent en pertinence, soutenues par des travaux menés et diffusés par l’IFRES, l’Institut de formation et de recherche en enseignement supérieur de l’ULiège (ARES – Indicateurs de l’enseignement supérieur; IFRES – ULiège).

Introduction

Liège, une ville-campus aux rythmes contrastés: mobilité et logement étudiant

À Liège, la vie universitaire se déploie sur deux pôles majeurs : le campus urbain autour de la Place du XX Août et des quais de Meuse, et le campus du Sart Tilman, niché à proximité d’Angleur et de Seraing. Les quartiers d’Outremeuse, Saint-Léonard, Guillemins et le Longdoz concentrent une part importante du logement étudiant, où la densité d’offres se combine aux dessertes TEC vers le plateau universitaire. Les lignes 48 et 58 assurent des liaisons fréquentes entre la gare des Guillemins, le centre-ville (Opéra, Place Saint-Lambert) et le Sart Tilman, avec des temps de trajet de l’ordre de 20 à 35 minutes selon l’heure et la circulation (TEC – Horaires et itinéraires). D’autre part, ces trajets conditionnent les horaires d’étude en présentiel, les créneaux de remédiation et la participation aux activités de cohésion étudiante.

Cette réalité logistique influence la réussite académique. La littérature pédagogique, dont une partie est vulgarisée par l’IFRES, rappelle qu’au-delà des compétences disciplinaires, les facteurs d’environnement – sentiment d’appartenance, entraide structurée, accès aux informations clés – jouent un rôle tangible dans la persévérance et la progression. En outre, l’accès effectif aux bibliothèques et salles d’étude (place Cockerill, Val Benoît, Sart Tilman) dépend étroitement de la mobilité à Liège, des horaires TEC et des contraintes du logement étudiant (cohabitation en kot, équipements communs). Dans un contexte où les filières scientifiques du Sart Tilman côtoient les sciences humaines et sociales du centre, la cohésion étudiante a besoin de passerelles lisibles, de rites inclusifs et d’objectifs partagés. C’est dans cet esprit qu’émerge l’idée d’un dispositif HPRE, une proposition structurante pensée pour les réalités pédagogiques liégeoises.

La vocation n’est pas de “gamifier” pour distraire. L’ambition est double : clarifier les attentes académiques par paliers et renforcer la cohésion étudiante par des structures de soutien visibles et reconnues. Des communautés thématiques peuvent catalyser l’entraide interannées; des “points” et des “badges” rendent explicites les comportements qui favorisent l’apprentissage; des “rôles” identifiés valorisent la contribution de chacune et chacun; des “épreuves” jalonnent l’année pour rythmer les apprentissages. Cette grille HPRE ne prétend pas remplacer les cadres existants à l’ULiège; elle propose un fil conducteur cohérent avec les démarches pédagogiques actives et d’accompagnement étudiées par l’IFRES, en résonance avec les attentes d’une population estudiantine diversifiée (IFRES – Projets en cours). D’autre part, elle se cale sur les contraintes matérielles du quotidien liégeois – mobilité et logement étudiant – afin d’éviter un décalage entre intentions et faisabilité.

Bon à savoir : Les liaisons TEC 48 et 58 relient le centre de Liège (Guillemins, Opéra, Saint-Lambert) au Sart Tilman. Prévoyez 20 à 35 minutes selon l’heure. Dans une logique HPRE, cette donnée de mobilité à Liège est cruciale pour planifier des épreuves en présentiel sans pénaliser les étudiantes et étudiants résidant hors du plateau ou dans des kots plus éloignés (TEC – Horaires).

Un défi documenté : la réussite en première année

Les données de la Fédération Wallonie-Bruxelles rappellent l’ampleur du défi : en première année de bachelier (bloc 1), le taux de réussite avoisine 40 %, avec des variations selon les disciplines et les établissements (ARES – Indicateurs). À l’ULiège, la diversité des publics – diplômés de l’enseignement secondaire général, technique ou professionnel, étudiantes et étudiants internationaux, personnes en reprise d’études – complexifie la question du soutien optimal. En outre, les transitions du secondaire au supérieur font l’objet d’initiatives de remédiation, de dispositifs de tutorat et d’accompagnement, souvent mis en perspective par l’IFRES à travers notes, retours d’expérience et projets pilotes.

Dans ce paysage, la cohésion étudiante n’est pas un supplément d’âme. Elle agit comme un capital social d’étude : partage de fiches, planification collective, feedback par les pairs, repérage des ressources (bibliothèques place Cockerill, salles d’étude au Val Benoît, laboratoires au Sart Tilman). D’autre part, un cadre clair, une reconnaissance visible des efforts et des rôles d’entraide peuvent accélérer l’appropriation des codes universitaires. Le HPRE se présente alors comme une boîte à outils pour structurer ce capital social d’étude et le connecter explicitement aux objectifs d’apprentissage, tout en intégrant les réalités de la mobilité à Liège et du logement étudiant qui pèsent sur l’agenda de travail.

Pourquoi s’appuyer sur une grammaire commune, sans folklore

Recourir à des références connues du plus grand nombre peut fournir une grammaire immédiatement compréhensible : communautés, coordinations, points, épreuves. Ces artefacts offrent une lisibilité forte et un potentiel d’engagement, à condition de les traduire dans un cadre académique rigoureux, inclusif et non discriminant. Les recherches en pédagogie de l’enseignement supérieur documentent l’effet des attentes claires, de l’évaluation formative et du feedback fréquent sur la motivation et la régulation des apprentissages; l’IFRES diffuse ces approches dans la communauté ULiège (IFRES – ULiège). En outre, un langage partagé facilite la coordination entre filières et sites (centre-ville / Sart Tilman) et limite les malentendus organisationnels.

Dans cette perspective, HPRE n’est pas un décor, mais une architecture de processus : organiser des communautés d’apprentissage (“maisons”), expliciter des critères observables de comportements d’étude (“points” et “badges”), valoriser des responsabilités étudiantes (“rôles”), et jalonner l’année par des évaluations formatives à faible enjeu (“épreuves”). Insérée dans la vie de campus – de la Place du XX Août au Sart Tilman – et attentive aux contraintes de mobilité, de logement étudiant et de minerval, cette architecture peut favoriser la progression, la persévérance et, in fine, la réussite académique. D’autre part, elle clarifie les interfaces entre services (cellule pédagogique, aide sociale, bibliothèques) pour une prise en charge plus fluide.

Attention : HPRE est une proposition éditoriale fondée sur des mécanismes pédagogiques connus. Ce n’est pas un programme officiel de l’ULiège ni un dispositif licencié lié à une franchise culturelle telle que Harry Potter. Toute mise en œuvre devrait respecter le cadre institutionnel et les droits de propriété intellectuelle.

Concept du HPRE

H pour “Maisons” : communautés d’apprentissage à taille humaine

Le premier pilier, “Maisons”, consiste à structurer des communautés d’apprentissage à taille humaine, transversales aux années et, lorsque pertinent, aux options. Dans une faculté de sciences au Sart Tilman, les maisons pourraient regrouper 30 à 60 étudiantes et étudiants mêlant bloc 1, bloc 2 et bloc 3, avec au moins deux mentors issus du master. En sciences humaines au centre-ville, elles pourraient articuler majeures et mineures, afin de croiser les approches méthodologiques. L’objectif est double : accélérer l’intégration académique et créer des canaux d’entraide stables. En d’autres termes, il s’agit de communautés d’apprentissage organisées, et non d’un imaginaire “Poudlard”.

Ces maisons fonctionnent comme des “hubs” : canaux numériques dédiés (par exemple un espace sur l’ENT de l’ULiège), rencontres hebdomadaires en présentiel dans des lieux accessibles (bibliothèque Chiroux, salles au Bâtiment central place du XX Août, espaces au B7 du Sart Tilman), et un calendrier partagé de jalons académiques. D’autre part, la planification tient compte de la mobilité à Liège (fréquences TEC, temps de parcours) et du logement étudiant (répartition géographique des kots), afin que la participation ne dépende pas du seul lieu de résidence. Chaque maison tient un tableau de bord des objectifs : fréquentation des cours, participation aux séances d’exercices, remise des travaux, et résultats aux épreuves formatives.

Ce découpage répond à des leviers connus de l’engagement étudiant : sentiment d’appartenance, accessibilité du feedback, proximité de pairs plus avancés. Les travaux relayés par l’IFRES sur l’apprentissage actif et le tutorat par les pairs insistent sur la valeur du feedback fréquent, des échanges horizontaux et de la structuration du temps d’étude, en particulier en première année (IFRES – Projets en cours). En outre, la proximité organisationnelle des maisons facilite une logistique responsable (créneaux alignés sur les bus, alternance centre/plateau), ce qui réduit les coûts cachés de la mobilité et soutient la réussite académique des publics logés loin du Sart Tilman.

P pour “Points” : rendre visibles les comportements d’étude efficaces

Le deuxième pilier, “Points”, vise à rendre visibles et mesurables les comportements d’étude qui favorisent la réussite académique. Les critères sont simples, transparents, et discutés avec les équipes pédagogiques : présence active aux TD, complétion d’exercices d’autoévaluation, participation aux séances de remédiation, prise de rendez-vous en mentorat, contribution documentée à un groupe de travail, ou consultation des ressources institutionnelles (tutoriels méthodologiques IFRES, MOOC internes, bibliothèques).

Un barème commun par période (par exemple des cycles de quatre semaines) permet de comptabiliser ces points à l’échelle individuelle et de la maison. L’enjeu n’est pas la compétition intermaisons, mais la visibilité du processus : suivre sa progression, identifier des “creux” de participation, déclencher des rappels ciblés ou proposer des séances de rattrapage. D’autre part, le tableau de bord mensuel peut intégrer une dimension “mobilité à Liège” (ex. taux de participation aux séances organisées près des arrêts TEC majeurs) pour optimiser la localisation des activités. L’historique de points, couplé à des épreuves formatives régulières, offre une photographie dynamique des apprentissages, utile autant pour l’étudiante ou l’étudiant que pour les encadrants.

L’approche s’inscrit dans une logique d’évaluation formative et d’analytics d’apprentissage à bas bruit, telle que promue dans de nombreuses initiatives en enseignement supérieur. Elle se veut respectueuse des données personnelles, limitée à des indicateurs non sensibles et finalisée exclusivement au soutien à la réussite. Les synthèses produites par l’IFRES soulignent l’importance de retours fréquents et exploitables pour réguler l’étude; les points constituent ici un miroir opérationnel de cette exigence (IFRES – ULiège). D’autre part, le suivi régulier aide à prévenir l’isolement académique, souvent aggravé par des contraintes de logement étudiant ou de mobilité défavorable.

Bon à savoir : Pour des réunions de maison en soirée, privilégiez des lieux faciles d’accès en transports publics: Opéra et Place Saint-Lambert (TEC 1-4-25) pour le centre, arrêt “Sart-Tilman” pour le plateau (TEC 48/58). Anticipez la fin de service pour éviter les retours compliqués, surtout si votre logement étudiant se situe à Angleur, Seraing, Chênée ou au-delà.

R pour “Rôles” : responsabiliser et reconnaître les contributions

Le troisième pilier, “Rôles”, identifie des responsabilités précises au sein de chaque maison. On peut distinguer, selon les besoins locaux, des rôles de mentor disciplinaire (explication de concepts clés, préparation aux épreuves formatives), de coach méthodologique (planification, prise de notes, préparation aux oraux), de référent bien-être (orientation vers les services sociaux, CPAS, aides psychologiques universitaires), et de coordinatrice ou coordinateur logistique (calendrier, réservation de salles, lien avec les transports). En outre, un référent “mobilité à Liège et logement étudiant” peut signaler les créneaux compatibles avec les horaires TEC et recenser des espaces d’étude calmes en kots.

Chaque rôle fait l’objet d’une fiche mission et d’une formation courte, idéalement appuyée par des ressources existantes de l’ULiège et de l’IFRES. La formalisation sert autant la qualité du soutien que la reconnaissance des engagements étudiants. L’attribution de micro-crédits ou de badges attestant ces responsabilités constitue un levier d’employabilité, à condition d’être rigoureuse, référencée et validée institutionnellement.

Le maillage de rôles permet de partager la charge et d’éviter l’épuisement des personnes très investies. Il crée aussi des points d’entrée clairs pour celles et ceux qui hésitent à demander de l’aide. Dans un contexte urbain comme Liège, où les réalités de logement étudiant (kots en Outremeuse, Cointe ou Sclessin) et de mobilité à Liège pèsent sur l’organisation d’étude, ces rôles agissent comme des “tuiles” de soutien rapproché, en complément des services administratifs et pédagogiques formels. D’autre part, la visibilité de ces rôles encourage des engagements courts mais répétés, mieux compatibles avec un job étudiant.

E pour “Épreuves” : jalonner et sécuriser les apprentissages

Le quatrième pilier, “Épreuves”, propose des évaluations régulières, à faible enjeu, alignées sur les acquis d’apprentissage. Il s’agit d’épreuves formatives hebdomadaires ou bimensuelles : quiz rapides, dossiers courts, présentations éclair, problèmes à résoudre en groupe. Leur rôle est de fournir un feedback précoce, de réduire l’effet tunnel avant les examens de janvier et de juin, et de détecter rapidement les besoins de remédiation. En outre, la cadence est ajustée au calendrier académique de l’ULiège pour éviter la surcharge.

Ces épreuves doivent être inclusives, multiples dans leurs formats, et coordonnées à l’échelle de la filière pour éviter la surcharge. Les maisons servent alors de relais pour organiser des sessions d’entraînement, mutualiser des stratégies et partager des corrigés commentés. À Liège, la richesse des infrastructures – bibliothèques, salles informatiques, centres de langues – permet d’ancrer ces épreuves dans des lieux repérables et accessibles. D’autre part, la localisation alternée des séances (centre-ville / Sart Tilman) limite l’effet des barrières de mobilité sur la participation.

La logique est cohérente avec les travaux relayés par l’IFRES sur l’impact des évaluations formatives et du feedback fréquent sur la réussite académique, en particulier pour les étudiantes et étudiants de première année. En rendant visibles les progrès et les écarts, les épreuves consolident l’autonomie et la confiance, deux variables corrélées à la persévérance. Par ailleurs, une cartographie des épreuves par semaine facilite la planification pour les personnes en logement étudiant collectif où la disponibilité des espaces calmes varie selon les soirs.

Attention : La collecte de “points” et l’organisation d’“épreuves” doivent respecter le RGPD et les règles internes de l’ULiège en matière de données. Privilégiez des indicateurs non sensibles et une finalité exclusivement formative.

Rôles et Badges

Cartographier les rôles pour couvrir l’ensemble des besoins

Un dispositif HPRE efficace exige une cartographie fine des rôles, couvrant les dimensions académiques, méthodologiques, sociales et logistiques. Au sein d’une maison de 40 personnes en bachelier à la Faculté des Sciences Appliquées (Sart Tilman), on peut par exemple prévoir : deux mentors disciplinaires (math/physique), une ou un coach méthodologique, une personne référente bien-être, une coordinatrice logistique, et une ou un médiateur numérique (gestion de la plateforme, veille sur les ressources). Cette granularité garantit que chaque étudiante et étudiant trouve un interlocuteur pour une difficulté spécifique. En outre, l’ajout d’un relais “mobilité à Liège” aide à fixer des créneaux compatibles avec les pics de fréquentation des lignes 48/58.

Ces rôles nécessitent une formation brève mais structurée : capsule IFRES sur l’écoute active, guides institutionnels pour l’orientation vers les services d’aide, trames pour organiser une séance de méthodologie, ou check-lists pour l’accueil des nouveaux en début d’année. La disponibilité de ressources validées par l’ULiège renforce la qualité du soutien et la crédibilité du rôle aux yeux des pairs (IFRES – Projets en cours). D’autre part, des ressources pratiques dédiées au logement étudiant (gestion des colocations en kot, règles de vie) peuvent être relayées par les maisons pour réduire les tensions qui parasitent l’étude.

Les rôles ne sont pas figés : une rotation trimestrielle prévient l’usure et multiplie les opportunités d’apprentissage transversal. Les étudiantes et étudiants de master peuvent être associés comme “parrains” ou “marraines” de plusieurs maisons, créant des ponts entre promotions et renforçant la cohésion étudiante. En outre, une rotation contrôlée permet de lisser les charges en période d’examens, ce qui protège la réussite académique des personnes très sollicitées.

Badges numériques: rendre attestables les engagements

Pour reconnaître ces engagements, des badges numériques alignés sur des référentiels de compétences peuvent être délivrés à l’issue d’un cycle HPRE. Les critères d’attribution incluent la participation à des formations, l’animation d’un certain nombre de séances, la tenue d’un journal de bord, et le feedback positif de la maison. L’objectif est d’offrir une preuve portable et vérifiable d’un rôle exercé, utile dans un CV ou un profil professionnel. D’autre part, l’adossement à des grilles de compétences transversales clarifie la valeur de ces engagements pour les employeurs.

Dans une logique institutionnelle, ces badges gagneraient à s’adosser à des standards reconnus et à une gouvernance claire (département, faculté, cellule pédagogique). Les expériences d’attestation de compétences transversales diffusées par des cellules pédagogiques d’universités belges montrent l’intérêt de dispositifs simples, transparents et utilisables par les services carrières. L’IFRES, en tant que pôle de recherche et de conseil, peut éclairer la définition d’indicateurs et de critères robustes (IFRES – ULiège). En outre, l’articulation avec des dispositifs d’aide sociale (CPAS, fonds facultaires) peut faciliter la compensation du temps bénévole investi dans ces rôles.

Au plan opérationnel, l’émission de badges ne doit pas créer de charge administrative excessive. Les plateformes institutionnelles existantes – ENT, LMS, outils de sondage – peuvent suffire pour collecter les preuves (listes de présence, portfolios, retours de pairs). La maison devient alors un espace où l’engagement est non seulement visible mais aussi reconnu de manière crédible. D’autre part, la mise à disposition de modèles de preuves (gabarits de compte rendu, trames d’atelier) fluidifie la collecte et réduit les frictions.

Éviter les effets pervers: inclusion, charge mentale et équité

La mise en place de rôles et de badges doit être vigilante sur trois points. D’abord, l’inclusion: éviter que les responsabilités se concentrent sur un petit noyau déjà favorisé, souvent plus disponible parce que vivant près du centre ou du Sart Tilman et moins dépendant d’un job étudiant. Ensuite, la charge mentale: calibrer des rôles aux tâches raisonnables, assortis de ressources prêtes à l’emploi. Enfin, l’équité: veiller à ce que les badges valorisent réellement l’effort et l’utilité du rôle, pas seulement la visibilité de la fonction. En outre, des canaux de recours rapides (médiation maison, référent facultaire) permettent de corriger des évaluations contestées.

Des quotas souples peuvent contribuer à élargir la participation (par exemple, garantir que les rôles tournent entre personnes de bloc 1, 2 et 3). Un suivi anonymisé des affectations permet d’identifier les biais (surreprésentation d’un genre ou d’une filière) et de corriger le tir. Dans une université ancrée dans une ville socialement diverse comme Liège – des coteaux de la Citadelle à Bressoux – la vigilance sur l’inclusion n’est pas un supplément: elle conditionne l’efficacité et la légitimité du HPRE. D’autre part, une attention particulière est donnée aux étudiantes et étudiants dont le logement étudiant est éloigné des pôles d’enseignement, afin d’anticiper leurs contraintes de mobilité.

Les retours d’expérience peuvent être collectés sous forme d’enquêtes courtes, publiées maison par maison, et discutées lors de rencontres bimensuelles. La transparence des critères de badge et la possibilité de contester une évaluation sont des garde-fous utiles. L’appui méthodologique de l’IFRES sur la conception d’évaluations équitables et sur l’accompagnement des publics fragilisés constitue ici un atout (IFRES – Projets en cours). En outre, l’analyse périodique des données d’engagement (points, participation, assistance aux remédiations) alimente une boucle d’amélioration continue.

Bon à savoir : Pour favoriser l’accès, alternez réunions au centre (Place du XX Août, Outremeuse) et au Sart Tilman. Les étudiantes et étudiants logés à Seraing, Angleur ou Chênée gagnent en inclusion lorsque la logistique est équitablement partagée. Cette règle simple améliore la cohésion étudiante et réduit l’absentéisme lié à la mobilité à Liège.

Impact sur la Réussite

Aligner HPRE avec les leviers documentés de la réussite

Le potentiel du HPRE repose sur sa capacité à se caler sur des mécanismes de réussite étayés par la recherche: clarté des attentes, feedback fréquent, entraide par les pairs, et auto-régulation. Les synthèses et projets de l’IFRES, qui accompagnent les équipes de l’ULiège dans la transformation pédagogique, convergent vers ces leviers, particulièrement en première année où l’attrition est la plus marquée (IFRES – ULiège). En donnant une forme lisible à ces principes, HPRE peut en faciliter l’appropriation. D’autre part, leur intégration dans des horaires compatibles avec la mobilité à Liège et le logement étudiant renforce l’équité d’accès aux activités d’apprentissage.

Concrètement, les “points” offrent un retour immédiat sur l’engagement dans les activités corrélées à la réussite (tutorats, remédiations, TP). Les “épreuves” régulières réduisent l’incertitude en rendant visibles les écarts à combler avant les sessions d’examens. Les “maisons” créent un filet social qui amortit les aléas – horaires de bus, job étudiant, charge familiale – et multiplient les occasions de verbaliser les difficultés. Les “rôles” structurent cette entraide pour qu’elle ne repose pas sur le hasard, mais sur une responsabilité partagée et reconnue. En outre, l’adossement à des lieux facilement accessibles (Opéra, Saint-Lambert, Sart Tilman) limite les effets de distance sur la participation.

Dans une perspective de cohésion étudiante, l’effet attendu n’est pas seulement académique. La maison peut devenir un lieu de socialisation studieuse, où les liens construits au-delà des options renforcent l’appartenance à l’ULiège. Cette appartenance, lorsqu’elle est inclusive et soutenante, contribue à la persévérance: on abandonne moins lorsqu’on se sent attendu et utile. D’autre part, un calibrage attentif des charges (rôles, points, épreuves) évite la sursollicitation qui dégrade la réussite académique.

Bénéfices mesurables attendus pour les étudiantes et étudiants

Pour les étudiantes et étudiants, les bénéfices du HPRE se déclinent en indicateurs concrets, suivis sur une base mensuelle:

  • Participation: hausse ciblée de 10 points de pourcentage à des séances de remédiation et d’exercices organisées par les maisons, en comparaison avec un groupe témoin non-structuré.
  • Régularité: réduction des “creux” d’engagement (semaines sans activité structurée) détectés via les points, avec un objectif de deux semaines maximum consécutives sans participation.
  • Progression formative: amélioration de 5 à 8 points aux tests formatifs récurrents entre début d’année et fin du premier quadrimestre.
  • Persévérance: diminution du taux d’abandon entre janvier et juin parmi les membres des maisons, mesurée par l’assiduité aux cours et la présence aux examens.
  • Accès équitable: convergence des taux de participation entre résidents du centre et du Sart Tilman/banlieue lorsque les activités alternent les lieux et s’alignent sur la mobilité à Liège.

Ces cibles sont des objectifs de pilote et nécessitent une évaluation rigoureuse. En outre, des métriques qualitatives – clarté perçue des attentes, sentiment d’appartenance, qualité du feedback – complètent la lecture des résultats. D’autre part, la prise en compte explicite du logement étudiant (disponibilité d’espaces d’étude en kot, temps de trajet) dans la planification des activités constitue un levier direct pour réduire les inégalités de participation.

Données, indicateurs et prudence méthodologique

Pour juger de l’impact, il faut des indicateurs robustes et une prudence méthodologique. À l’échelle de la Fédération Wallonie-Bruxelles, le taux de réussite en bloc 1 tourne autour de 40 %, ce qui donne un ordre de grandeur des marges de progression (ARES – Indicateurs). À l’échelle de l’ULiège, les “chiffres clés” permettent de suivre l’évolution de la population étudiante et des filières. Un pilote HPRE pourrait fixer des objectifs réalistes sur deux ans: hausse de la participation aux remédiations de 10 points de pourcentage dans les maisons, augmentation de la réussite à des tests formatifs de 5 à 8 points, et réduction du taux d’abandon entre janvier et juin dans les maisons par rapport à un groupe témoin.

Ces cibles restent hypothétiques tant qu’un dispositif n’est pas déployé et évalué. Elles doivent être testées via un protocole simple: pré-mesure en début d’année (diagnostic), suivi mensuel (points et épreuves), et post-mesure (réussite aux examens). Il est essentiel d’isoler autant que possible les variables de confusion (différences de profils, charge de cours, disponibilité) et de privilégier une analyse par cohorte. L’IFRES, dont le mandat couvre la recherche et le conseil en pédagogie, peut aider à construire ce protocole et à interpréter prudemment les résultats (IFRES – Projets en cours). En outre, la ventilation des analyses selon la situation de logement étudiant et les contraintes de mobilité à Liège éclaire d’éventuels écarts d’accès aux opportunités.

Au-delà des chiffres, la qualité perçue compte. Des enquêtes régulières auprès des étudiantes et étudiants et des équipes enseignantes capturent l’acceptabilité du dispositif, la clarté des règles et la pertinence des rôles. Ces retours qualitatifs nourrissent les ajustements: calibrage des épreuves, simplification des barèmes de points, refonte des fiches rôle, ou renforcement des formations. D’autre part, le partage transparent des résultats améliore la confiance et renforce la cohésion étudiante autour d’objectifs communs.

Un clin d’œil maîtrisé à Harry Potter pour soutenir l’engagement, sans folklore

La mention de Harry Potter peut servir d’amorce pour rendre immédiatement intelligible la structure du dispositif (maisons, points, rôles, épreuves). Toutefois, l’analogie reste discrète et subordonnée à la rigueur académique: objectifs d’apprentissage explicites, critères d’évaluation affichés, et équité des opportunités d’engagement. En d’autres termes, l’habillage ne remplace pas la qualité pédagogique; il la rend plus accessible à un public large.

Les risques existent: survalorisation de la compétition intermaisons, stigmatisation de personnes en difficulté, surcharge administrative. Pour les écarter, l’architecture HPRE privilégie la coopération, des points centrés sur l’effort et des badges alignés sur des compétences utiles. Les maisons deviennent des communautés de pratique, non des équipes rivales. Les rôles sont pensés comme des services rendus à la cohorte, et non comme des marques élitistes. D’autre part, la prise en compte attentive de la mobilité à Liège et du logement étudiant dans la planification protège les publics les plus éloignés des sites d’enseignement.

Inséré intelligemment dans la vie liégeoise – en tenant compte des rythmes des TEC, des périodes de haute intensité académique, et des réalités de logement en kot – le HPRE peut contribuer à une progression mesurable, à condition d’être piloté, évalué et transparent. C’est cette combinaison qui crée une cohésion étudiante durable, apte à soutenir la réussite académique sur le long terme.

Attention : La référence à un univers fictionnel ne doit jamais se traduire par une exclusion culturelle. Veillez à des symboles et appellations neutres et accessibles à toutes et tous. Le HPRE doit demeurer un cadre académique et inclusif, sans folklore imposé.

Conclusion

Un cadre lisible pour une université urbaine

À Liège, l’université se vit en ville autant qu’au vert, entre les quais de la Meuse, le quartier d’Outremeuse et le plateau du Sart Tilman. Dans cet écosystème, la réussite académique ne se réduit pas à une somme de performances individuelles; elle dépend de la lisibilité des attentes, de la qualité des soutiens et de la densité des liens qui unissent les étudiantes et étudiants. Le HPRE, dans sa logique de maisons, points, rôles et épreuves, offre un cadre lisible, immédiatement compréhensible et aisément appropriable, sans renoncer à l’exigence scientifique et à l’équité. En outre, l’intégration explicite de la mobilité à Liège et du logement étudiant dans la planification renforce l’accès effectif aux dispositifs.

La vocation de cette proposition éditoriale est claire: traduire, en une grammaire partagée, des pratiques dont l’efficacité est documentée et relayée à l’ULiège par l’IFRES – pédagogies actives, tutorat par les pairs, évaluations formatives – afin de renforcer la cohésion étudiante et la réussite académique (IFRES – ULiège). Les chiffres globaux de la Fédération Wallonie-Bruxelles, avec environ 40 % de réussite en première année, soulignent l’ampleur du chantier et la nécessité de démarches structurées et évaluées (ARES – Indicateurs). D’autre part, une gouvernance claire et une communication régulière sont des conditions de réussite à l’échelle des facultés.

La mise en œuvre gagnera à être progressive, ancrée localement (par filière, par année), et attentive aux contraintes concrètes: temps de transport entre Guillemins/Opéra et Sart Tilman, disponibilité des salles au centre et sur le plateau, calendrier des sessions. L’articulation avec les services institutionnels – aide sociale, accompagnement psychologique, cellule pédagogique, bibliothèques – assurera la continuité, tandis que des formations légères et des outils prêts à l’emploi rendront les rôles efficaces sans alourdir la charge. En outre, une coordination transversale évitera les chevauchements de séances et optimisera la participation.

Conseils pratiques pour amorcer un pilote HPRE à Liège

Pour une faculté ou un département souhaitant tester l’approche, trois étapes s’imposent. Premièrement, cartographier les besoins concrets: matières à fort taux d’échec, goulets d’étranglement calendaires, plages horaires compatibles avec les liaisons TEC 48/58. Deuxièmement, bâtir une architecture minimale viable: définir 4 à 6 maisons, préciser 3 à 4 rôles par maison, choisir 2 formats d’épreuves formatives, et fixer un barème de points trimestriel limité à quelques indicateurs d’engagement. Troisièmement, documenter: protocole d’évaluation, collecte de retours qualitatifs, et transmission aux cellules pédagogiques et à l’IFRES pour analyse. D’autre part, prévoir des modalités d’inclusion spécifiques pour les étudiantes et étudiants dont le logement étudiant est éloigné des pôles d’enseignement.

À l’échelle des étudiantes et étudiants, quelques gestes concrets peuvent déjà renforcer la cohésion: créer des groupes d’étude par proximité géographique (kots à Outremeuse, Saint-Léonard, Cointe), planifier des sessions synchronisées avec les derniers bus vers le Sart Tilman, et mutualiser des outils (calendriers partagés, fiches de révision). La clarté des règles du jeu – ce qui donne des “points”, ce qui constitue une “épreuve” – alimente une culture de l’effort et du feedback utile. En outre, le respect d’horaires “compatibles TEC” évite les abandons en cours de semestre liés à la mobilité à Liège.

Pour conserver l’esprit d’ouverture, veillez à des appellations neutres et à des symboles inclusifs. Si la référence à Harry Potter facilite l’accroche, la cohérence pédagogique, l’attention au bien-être, et le respect du cadre institutionnel de l’ULiège restent les critères déterminants. La cohésion étudiante est une ressource publique de l’université; le HPRE est une proposition pour mieux l’organiser. D’autre part, le lien avec les acteurs locaux (bibliothèques, TEC) consolide l’ancrage territorial du dispositif.

Perspectives: du pilote à l’ancrage institutionnel

Si un pilote montre des gains mesurables – par exemple, une hausse de 5 à 8 points aux évaluations formatives et une augmentation de la participation aux remédiations de 10 points de pourcentage dans les maisons, par rapport à un groupe témoin – la question de l’extension se posera. Un déploiement gradué, filière par filière, serait souhaitable, assorti d’un accompagnement par l’IFRES pour la conception et l’évaluation continue (IFRES – Projets en cours). En outre, une cellule de coordination interfacultaire pourrait maintenir l’alignement méthodologique et partager les retours d’expérience.

L’enjeu, ensuite, sera d’articuler le HPRE avec les cadres de reconnaissance des engagements étudiants (badges, attestations) et les services carrières. La reconnaissance officielle de rôles tels que mentor disciplinaire, coach méthodologique ou référent bien-être peut renforcer l’attractivité des formations et l’employabilité des diplômées et diplômés. Dans une ville comme Liège, où l’université interagit étroitement avec les acteurs économiques de la vallée industrielle et du quartier des Guillemins, cette visibilité des compétences transversales est un atout. D’autre part, la valorisation des compétences organisationnelles liées à la mobilité à Liège est un signal apprécié des employeurs locaux.

Enfin, un soin particulier doit être apporté à l’équité: accès aux ressources pour celles et ceux qui résident loin du centre, soutien financier pour compenser le temps investi dans des rôles, et vigilance continue contre les biais. La réussite académique est un bien commun; la cohésion étudiante, un vecteur de ce bien. Un HPRE assumé, évalué et piloté peut y contribuer, sans perdre de vue l’essentiel: l’exigence scientifique, la rigueur, et la réussite de chacune et chacun à l’ULiège. D’autre part, l’inscription du logement étudiant et de la mobilité à Liège comme variables de pilotage, et non comme contraintes périphériques, ancre durablement l’efficacité du dispositif.

Bon à savoir : Pour les responsables de programmes, un “calendrier mobilité” intégré (heures de pointe TEC 48/58, jours d’affluence autour de Guillemins/Opéra, périodes d’examens) améliore l’assiduité. Pour les habitantes et habitants de kots, réserver des salles calmes au centre (Place du XX Août) lors des soirées “bruyantes” en colocation limite la perte de temps d’étude.

Attention : En cas d’usage de signes distinctifs de maisons, veillez à des appellations neutres et non clivantes. Évitez des symboles pouvant être interprétés culturellement ou religieusement. Le clin d’œil à Harry Potter doit rester discret et strictement fonctionnel au service de la réussite académique et de la cohésion étudiante.

Sources

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