Avec l’hypothèse d’une association du Royaume-Uni à Erasmus+ 2027, la mobilité étudiante des étudiants belges pourrait évoluer sur plusieurs volets — financement, procédures et destinations — tout en restant conditionnée à des décisions officielles. Budget renforcé, priorités vertes et inclusives, calendrier serré : état des lieux factuel des opportunités d’échange qui se dessinent et des points d’attention pour un séjour d’études outre-Manche préparé avec rigueur (Commission européenne, fiche Erasmus+ 2021-2027 ; ARES/EPOS, rapports nationaux).
Erasmus+ 2027 : budget, priorités et opportunités d’échange pour les étudiants belges
Un programme 2021-2027 en expansion au service de la mobilité étudiante
Erasmus+ 2021-2027 s’appuie sur un budget de 26,2 milliards d’euros, complété par environ 2,2 milliards d’instruments extérieurs, pour soutenir la mobilité des apprenants et la coopération entre établissements (Commission européenne, fiche « Erasmus+ 2021-2027 »). Quatre priorités structurent le dispositif : inclusion et diversité, transformation numérique, durabilité environnementale et participation citoyenne. En Belgique, les agences nationales — ARES et AEI pour la Fédération Wallonie-Bruxelles, EPOS Vlaanderen pour la Flandre, APEL pour la Communauté germanophone — déclinent ces priorités via des appels annuels, des top-ups pour les publics moins favorisés et des incitants aux trajets bas carbone.
Sur le terrain, la mobilité étudiante à Liège s’est redressée après la crise sanitaire. Les dernières synthèses européennes signalent une reprise des séjours d’études et de stages, avec des flux dépassant leurs niveaux de 2019 dans de nombreuses destinations intra-UE (Rapport annuel Erasmus+ 2022, Commission européenne). Les universités belges — UCLouvain (Louvain-la-Neuve, Woluwe), ULB (Solbosch à Ixelles, Erasme à Anderlecht), ULiège (Sart-Tilman), UGent (Gent), KU Leuven (Leuven), UMons (Mons), UNamur (centre-ville) — ont élargi les accords interinstitutionnels, intégré davantage de modalités hybrides et consolidé la reconnaissance automatique des crédits ECTS.
Pour les étudiants belges, l’attractivité d’Erasmus+ repose sur l’exemption de minerval à l’accueil (hors frais spécifiques) et sur des bourses mensuelles modulées selon le coût de la vie du pays hôte et la durée du séjour. Les montants, fixés nationalement dans un cadre européen, sont complétés par des suppléments inclusion, des aides pour le « green travel » et un accompagnement linguistique en ligne via OLS (Online Language Support) (Commission européenne, FAQ OLS et bourses inclusion). Ces leviers façonnent directement les opportunités d’échange en résidence étudiante, y compris si le Royaume-Uni rejoint Erasmus+ 2027.
Bon à savoir : Les top-ups « inclusion » d’Erasmus+ peuvent couvrir des coûts réels (accompagnement, accessibilité, hébergement adapté) sur base de justificatifs approuvés par l’agence nationale (ARES/EPOS, lignes directrices inclusion Erasmus+).
Conseils pratiques — Identifiez tôt les appels internes de votre faculté (Ixelles, Louvain-la-Neuve, Liège, Mons, Namur, Gand) et vérifiez l’éligibilité aux suppléments inclusion/green. Simulez votre budget de mobilité étudiante en intégrant les barèmes ARES/EPOS et les coûts de transport depuis Bruxelles-Midi, Liège-Guillemins, Namur ou Anvers-Central.
Erasmus+ 2027 : continuité des priorités et leviers opérationnels pour les échanges
À l’approche de 2027, les axes demeurent : réduire les barrières financières, accélérer la transition verte et renforcer l’engagement citoyen. L’Union européenne maintient les incitants pour les voyages ferroviaires et les combinaisons multimodales, déjà déployés par des établissements belges qui privilégient le rail depuis Bruxelles-Midi, Liège-Guillemins, Namur ou Anvers-Central pour les destinations accessibles sans avion (Commission européenne, Guide du programme 2024).
Le numérique s’installe durablement dans la mobilité étudiante : cours hybrides, stages combinant présence et télétravail, projets à distance reconnus en ECTS. Les services internationaux à Bruxelles (campus du Solbosch), Louvain-la-Neuve (Auditoires Montesquieu), Liège (Bâtiment central du Sart-Tilman) et Gand (Ufo) optimisent les Learning Agreements et l’échange de données via l’European Student Card Initiative (ESCI), ce qui raccourcit les délais administratifs et sécurise les droits des étudiants (Commission européenne, ESCI).
L’inclusion reste un fil conducteur. Les agences nationales belges ont élargi les critères « fewer opportunities » au-delà des dimensions socioéconomiques pour inclure, entre autres, les étudiants en situation de handicap, ceux assumant des charges familiales, ou résidant dans des zones rurales peu desservies par la STIB, le TEC ou De Lijn (ARES/EPOS, politiques inclusion). Cette approche territoriale importe pour des campus excentrés — Sart-Tilman (ULiège), Arenberg (KU Leuven) — où la logistique pèse davantage sur le budget des étudiants belges.
Conseils pratiques — Pour maximiser vos opportunités d'échange en 2026-2027, préparez un dossier OLS (anglais) solide, mettez à jour votre Learning Agreement via l’ESCI, et documentez votre éligibilité « fewer opportunities » avant l’appel facultaire. Si vous visez le Royaume-Uni, conservez les justificatifs de trajets bas carbone pour le supplément « green travel ».