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Découvrez les Kots-à-Projet : Créateurs de Culture Étudiante

22 Mar 2026 21 min de lecture

Les Kots-à-Projet sont des foyers de créativité étudiant. Découvrez leur impact culturel à Louvain-la-Neuve.

Sommaire

Découvrez les Kots-à-Projet : Créateurs de Culture Étudiante

À Ottignies-Louvain-la-Neuve, les Kots-à-Projet (KAP) forment depuis des décennies un socle de la culture étudiante. Nés au sein de l’UCLouvain, ils combinent logement et engagement collectif pour animer la cité universitaire, du quartier du Biéreau à la Grand-Place en passant par la rue des Wallons. Plus de 60 KAP y développent, chaque année, des initiatives culturelles, sociales, sportives et environnementales, avec un impact visible sur l’espace public et la vie quotidienne des étudiant·es (UCLouvain – Kots-à-projet; Wikipédia – Kot-à-projet). Explorez les annonces de kots à Ottignies-Louvain-la-Neuve.

Introduction aux Kots-à-Projet

Origines et principes d’un modèle ancré à Louvain-la-Neuve

Le Kot-à-Projet est une spécificité universitaire belge qui s’est structurée à l’UCLouvain à partir des années 1970-1980, dans le contexte d’urbanisation planifiée de Louvain-la-Neuve. Le principe est simple et exigeant : un groupe d’étudiant·es vit ensemble dans un kot et s’engage à mener, durant l’année académique, un projet d’intérêt collectif ouvert à la communauté (Wikipédia – Kot-à-projet). Cette articulation entre logement et mission sociale a essaimé dans plusieurs villes universitaires du pays, mais reste particulièrement dense à Ottignies-Louvain-la-Neuve, où la piétonnisation du centre, la proximité des auditoires et la concentration d’associations étudiantes offrent un terrain propice à la culture étudiante.

Selon l’université, Louvain-la-Neuve est le principal campus de l’UCLouvain, qui rassemble plus de 30.000 étudiant·es sur l’ensemble de ses sites. La ville-campus concentre aussi l’essentiel du parc de logements universitaires, estimé à près de 6.000 kots pour les étudiant·es sur le site néo-louvaniste (UCLouvain – Chiffres clés; UCLouvain – Logements étudiants). Dans cet écosystème dense, les Kots-à-Projet occupent une place singulière : ils créent des événements réguliers, proposent des services (prêt de matériel, ateliers, actions de sensibilisation) et animent des lieux-clés comme la Place de l’Université, la Place des Wallons ou les abords du Blocry. Découvrez les initiatives durables des campus verts.

Ce modèle demande un pilotage rigoureux. Chaque KAP définit une charte interne, un plan d’actions, un calendrier, un budget et des responsabilités précises. L’université, via ses services communautaires et le réseau associatif étudiant, encadre la sélection des projets, l’allocation des logements et l’évaluation annuelle. Les KAP s’inscrivent ainsi dans une gouvernance partagée entre l’institution, les cercles facultaires et les autorités communales, garante de la sécurité, du respect du voisinage et de la qualité des projets (UCLouvain – Kots-à-projet).

Typologie des KAP et ancrage territorial

Les KAP couvrent un large spectre d’objectifs : médiation culturelle (cinéma, théâtre, musique), inclusion sociale (soutien scolaire, activités solidaires), environnement (réemploi, mobilité douce), santé et bien-être, innovation pédagogique. Cette diversité se reflète dans la répartition spatiale des kots : des immeubles du quartier de l’Hocaille aux rues piétonnes du centre, en passant par Lauzelle et le Biéreau. Les adresses emblématiques de la vie étudiante — Rue des Wallons, Rue Charlemagne, Boulevard du Sud — sont souvent le théâtre de leurs actions visibles, parfois en coordination avec les services de la Ville d’Ottignies-Louvain-la-Neuve pour l’occupation de l’espace public.

Outre leur ancrage local, certains KAP tissent des partenariats avec des acteurs extérieurs : bibliothèques, maisons de jeunes, acteurs culturels brabançons, asbl actives en Brabant wallon. L’impact est mesurable en fréquentation des événements étudiants et en visibilité sur les réseaux sociaux des associations universitaires. À l’échelle du calendrier académique, des rendez-vous récurrents, comme les semaines thématiques et les actions de sensibilisation place de l’Université, structurent la programmation. Cette présence contribue à la vitalité de la culture étudiante et à l’attractivité de Louvain-la-Neuve pour les nouvelles cohortes d’étudiant·es. Optimisez vos trajets avec les abonnements MoBIB.

Si la formule fait ses preuves, elle suppose aussi une capacité d’adaptation. Rotation annuelle des équipes, montée en compétence des nouveaux membres, continuité du projet et gestion du logement en colocation imposent une méthode. Les KAP fonctionnent généralement avec un noyau de coordination, des responsables logistique/communication et un référent pour les relations avec l’université. Cet outillage organisationnel, doublé d’un suivi administratif (autorisation communale, assurances, droits d’auteur musicaux), explique en partie la résilience des KAP face aux aléas d’un calendrier académique dense.

Bon à savoir : L’UCLouvain centralise les informations et candidatures Kots-à-Projet sur son portail dédié. On y trouve la liste des KAP, les critères de sélection et le calendrier de dépôt des dossiers (UCLouvain – Kots-à-projet).

Repères chiffrés et gouvernance

À Louvain-la-Neuve, on recense chaque année plus de soixante Kots-à-Projet actifs, d’après les informations institutionnelles disponibles. Leur taille varie de 6 à 12 résident·es en moyenne, selon la configuration des logements et les exigences du projet. Les financements proviennent d’un mix : apports propres (activités génératrices de revenus), subsides ponctuels (institutionnels ou associatifs), partenariats en nature (prêt de salles, matériel) et, parfois, sponsoring local lorsqu’il respecte la charte étudiante (UCLouvain – Kots-à-projet; Wikipédia – Kot-à-projet).

La Ville d’Ottignies-Louvain-la-Neuve encadre les manifestations publiques via des procédures d’autorisation, notamment pour l’occupation temporaire du domaine communal, la gestion du bruit et la sécurité. Les organisateurs doivent introduire un dossier, respecter les conditions fixées et coordonner la logistique avec la police locale du Brabant wallon et les services techniques. Ces balises s’appliquent aux KAP lorsqu’ils organisent des événements de taille significative en extérieur (Ville d’Ottignies-Louvain-la-Neuve – Manifestations/événements).

Enfin, la mobilité et l’accessibilité des événements KAP s’appuient sur la gare d’Ottignies et sur le réseau TEC, qui dessert la cité universitaire et ses quartiers via des lignes régulières. Cette bonne accessibilité en transports publics, complétée par un maillage cyclable interne, favorise la fréquentation et incite les KAP à adopter des plans de mobilité sobres en carbone (TEC Brabant wallon – Réseau; UCLouvain – Chiffres clés).

Un quotidien créatif et collaboratif

Organisation interne : l’atelier permanent

Vivre dans un Kot-à-Projet, c’est accepter une double exigence : réussir ses études et mener un projet collectif. La vie quotidienne s’articule autour d’un agenda partagé où cohabitent permanences, réunions de coordination et temps de création. Dans le centre de Louvain-la-Neuve, où la densité des activités est maximale — Grand-Place, Place Agora, Place des Wallons —, cette organisation est un atout pour mobiliser rapidement bénévoles, partenaires et publics.

De manière concrète, une semaine type comprend une réunion plénière (bilan, décisions, répartition des tâches), des sessions thématiques (communication, logistique, partenariats), et une permanence d’accueil pour le public lorsque le projet le justifie (ex. atelier culturel, bibliothèque d’objets, médiation artistique). Les outils utilisés vont du simple tableau partagé à des plateformes collaboratives et des groupes de discussion. Les résidents fixent des jalons par mois — mini-événement, campagne de sensibilisation, ateliers — avec des indicateurs : nombre de participant·es, budget exécuté, retombées locales.

La répartition des rôles est souvent stable sur un quadrimestre, afin de garantir l’efficacité. Un·e coordinateur·trice suit l’exécution, un·e responsable logistique sécurise les lieux et le matériel, un·e responsable partenariats entretient le lien avec les institutions culturelles (Ferme du Biéreau, Centre culturel d’Ottignies-Louvain-la-Neuve), tandis que la communication travaille l’affichage (respect des emplacements autorisés) et les réseaux sociaux. Cette ingénierie légère, typique des KAP, produit un effet d’apprentissage rapide très recherché par les étudiant·es pour leur insertion professionnelle ultérieure (UCLouvain – Kots-à-projet).

Équilibre étude-projet : méthode et cadre

La contrainte majeure reste l’équilibre entre le minerval, les cours et le projet étudiant. La réussite passe par des règles claires : plages horaires d’étude sanctuarisées, planification des pics d’activité (rentrée, semaines à thèmes, période pré-examens), délégations croisées en cas d’examens. Des KAP situés à proximité des auditoires du quartier du Biéreau et du centre universitaire bénéficient d’un gain de temps appréciable, limitant les déplacements et favorisant des créneaux courts mais réguliers pour le projet.

Le cadre institutionnel y contribue. Les KAP, reconnus par l’université, accèdent à des conseils méthodologiques, à un réseau d’anciens et à des formations ponctuelles en gestion de projet et sécurité événementielle. Ces ressources sont documentées sur les portails étudiants, avec des rappels sur les obligations en matière d’assurance et d’autorisations lorsque des publics extérieurs sont invités. Ce soutien matérialise la reconnaissance du rôle des KAP dans la culture étudiante de Louvain-la-Neuve (UCLouvain – Kots-à-projet).

La logistique du quotidien inclut aussi la responsabilité d’un logement partagé. Entretien des communs, respect du règlement de cohabitation, gestion des déchets selon les prescriptions de l’intercommunale inBW (sacs PMC, papier-carton, déchets résiduels) sont intégrés au planning. Le tri sélectif est par ailleurs un fil rouge de nombreux projets environnementaux, qui s’appuient sur les guides de l’intercommunale pour sensibiliser les participant·es pendant les événements (inBW – Déchets ménagers).

Attention : L’affichage sauvage et l’occupation non autorisée de l’espace public sont sanctionnés. Avant toute installation de stands place de l’Université, Grand-Place ou rue des Wallons, vérifiez les procédures d’autorisation communale et respectez les emplacements d’affichage prévus (Ville d’Ottignies-Louvain-la-Neuve – Manifestations/événements).

Créativité appliquée : du concept à l’impact

La créativité KAP n’est pas qu’un slogan. Elle se mesure à l’impact: fréquentation, partenariats, visibilité et pérennisation de formats. À Louvain-la-Neuve, des cycles de projections, des scènes ouvertes et des ateliers thématiques émergent régulièrement sur des lieux identifiés — parvis de la Bibliothèque des Sciences, espaces proches de l’Esplanade, cour intérieure d’immeubles étudiants — avec une attention à la sécurité des circulations piétonnes.

Pour garantir la qualité, les KAP testent des prototypes d’atelier avant la mise à l’échelle, comme une répétition générale en salle communale ou dans un auditoire réservé. Les retours sont collectés via formulaires en ligne et comptages simples sur site. Ce retour d’expérience structure des « fiches format » réutilisables d’une année à l’autre, ce qui diminue les coûts et les risques, tout en consolidant la culture étudiante comme un bien commun sur le campus.

Enfin, le maillage avec d’autres associations étudiantes et services universitaires permet de mutualiser le matériel (sonorisation, barnums, éclairage), de partager des créneaux de diffusion, et de coordonner les dates pour éviter les chevauchements. À Ottignies-Louvain-la-Neuve, cette coordination est indispensable durant les périodes de forte affluence, comme la rentrée de septembre ou les événements phares automnaux. Apprenez des recettes anti-gaspi pour étudiants.

Bon à savoir : L’accès à la gare d’Ottignies et aux lignes TEC facilite la programmation d’événements en soirée, tout en limitant l’usage de la voiture. Indiquez systématiquement les correspondances TEC et les horaires du dernier train dans votre communication (TEC Brabant wallon – Réseau; SNCB – Horaire Ottignies).

Projet culturel : un festival étudiant

Conception : objectifs, gouvernance et faisabilité

Un festival étudiant porté par un Kot-à-Projet à Louvain-la-Neuve s’inscrit dans un cadre exigeant. L’objet culturel — musique émergente, arts de la scène, cinéma de campus — doit rencontrer un public local et respecter les règles communales. La gouvernance combine un comité de pilotage (membres du KAP, référent universitaire) et des responsables opérationnels (logistique, programmation, sécurité, finances, communication).

La faisabilité repose sur quelques paramètres chiffrés. Pour une jauge de 300 à 600 personnes en plein air, il faut prévoir: sécurisation des accès, balisage, sanitaires mobiles, plan de mobilité, gestion du bruit et couverture assurance responsabilité civile organisateur. Le budget initial se situe typiquement entre 8.000 et 20.000 euros selon la programmation et la technique (son/lumière), avec un mix de billetterie modeste, partenariats et ventes annexes (estimation fondée sur coûts de location de matériel événementiel en Brabant wallon et pratiques étudiantes; à calibrer via devis locaux). Les droits d’auteur musicaux doivent être déclarés à la SABAM, qui calcule une redevance selon la nature et l’ampleur de l’événement (SABAM – Événements).

Le calendrier se structure autour des fenêtres académiques: mi-octobre à début novembre et mars-avril sont propices, en évitant les sessions d’examens. À Louvain-la-Neuve, la présence d’événements majeurs comme les 24h Vélo — rassemblant des dizaines de milliers de participant·es — impose une coordination attentive pour ne pas saturer l’offre et les services (Grands événements LLN – 24h Vélo).

Logistique locale : lieux, flux et voisinage

Le choix du site est déterminant. Les places centrales (Grand-Place, Place de l’Université, Place des Wallons) sont très visibles mais plus réglementées; des lieux plus en retrait comme certains espaces du quartier du Biéreau ou des abords du Blocry peuvent accueillir des formats intermédiaires, sous réserve d’autorisation. Un plan des flux piétons, des zones techniques et d’évacuation est indispensable et doit être joint au dossier communal.

La gestion du bruit et des horaires constitue un enjeu de coexistence. Les conditions fixées dans l’autorisation communale encadrent la puissance sonore, les heures de diffusion et les contrôles ponctuels. Les KAP ont intérêt à prévoir un médiateur « voisinage », un numéro de téléphone de permanence et un dispositif de fin d’événement échelonné pour limiter les nuisances dans les rues adjacentes (rue des Wallons, rue Charlemagne, avenue Georges Lemaître).

La mobilité s’appuie sur la marche et le vélo, avec signalétique vers la gare d’Ottignies et les arrêts TEC. Un parking vélos temporaire et une cartographie des itinéraires sûrs complètent le dispositif. Pour la sécurité, la collaboration avec la police locale et les services de secours est intégrée dès la conception, avec un registre des bénévoles et un briefing obligatoire avant l’ouverture.

Attention : La diffusion de musique lors d’un festival étudiant implique une déclaration préalable et le paiement des droits à la SABAM. L’omission expose l’organisateur à des régularisations et pénalités (SABAM – Événements).

Programmation et partenariats

La programmation culturelle privilégie l’émergence locale: groupes universitaires, collectifs de théâtre étudiant, DJ’s de la région du Brabant wallon. La Ferme du Biéreau et le Centre culturel d’Ottignies-Louvain-la-Neuve sont des interlocuteurs nature pour explorer co-programmations, prêts de matériel ou conseils techniques. Les écoles d’art et conservatoires de la région peuvent enrichir l’affiche par des performances courtes.

Financièrement, l’apport en nature est stratégique: scènes modulaires, backline mutualisée, éclairage LED basse consommation. Les commerces de la rue des Wallons et de l’Esplanade peuvent proposer du soutien logistique (eau, collations) en échange de visibilité cadrée. La communication multi-canal — affichage autorisé, réseaux sociaux des cercles, radio de campus — maximise la portée, à coupler avec une billetterie en ligne simple pour suivre les jauges.

Pour l’évaluation, un tableau de bord synthétique suit la fréquentation, la satisfaction (enquêtes rapides), les coûts réels et les incidents éventuels. Les indicateurs nourrissent le rapport de fin d’événement, utile pour l’université, la commune et les éditions futures. C’est ainsi que les KAP contribuent durablement à la culture étudiante néo-louvaniste, en conciliant créativité, rigueur et respect du cadre public.

Bon à savoir : Le tri des déchets sur site doit suivre les consignes inBW (PMC, papier-carton, verre si point de collecte prévu). Prévoyez des îlots de tri visibles et des bénévoles « ambassadeurs propreté » (inBW – Déchets ménagers).

Immersion dans un kot : témoignages

Ce que montrent les retours publics et évaluations

Plutôt que des récits individuels non vérifiables, les retours disponibles publiquement dessinent des constantes. Les pages institutionnelles de l’UCLouvain sur les Kots-à-Projet soulignent trois bénéfices récurrents: acquisition de compétences en gestion de projet, forte intégration dans la vie étudiante, et impact social mesurable via les activités menées à Louvain-la-Neuve (UCLouvain – Kots-à-projet). À la lecture des présentations de KAP et de leurs bilans annuels, on observe des taux de réalisation élevés des actions programmées et une capacité à attirer des publics variés, au-delà du cercle universitaire strict.

Les descriptions de projets publiées par l’université détaillent des formats concrets: ateliers hebdomadaires, cycles thématiques, campagnes de sensibilisation. Ces retours documentés, disponibles à la consultation des candidat·es KAP, insistent sur la dynamique de groupe et l’importance d’un cadre méthodologique pour tenir les objectifs pendant l’année académique. Ils confirment que la vie en KAP est exigeante, mais qu’elle offre un tremplin en termes d’autonomie et de professionnalisation.

Sur le plan territorial, les bilans font aussi apparaître les lieux d’ancrage privilégiés: Place de l’Université, esplanades proches des auditoires, espaces du quartier du Biéreau, parfois des incursions vers le parc de la Source ou les alentours de Lauzelle pour des actions environnementales. Cette géographie confirme l’intégration des KAP dans le maillage piétonnier de la ville nouvelle et leur contribution à la culture étudiante in situ.

Contraintes et bonnes pratiques issues de l’expérience

Les retours institutionnels et associatifs convergent sur certaines contraintes: surcharge possible en période de blocus, complexité des démarches administratives pour les événements en extérieur, et renouvellement annuel des équipes. Les bonnes pratiques documentées mettent en avant la planification semestrielle, le binômage des postes clés, et la constitution d’un « classeur KAP » (check-lists, modèles d’affiche, listings de contacts) pour transmettre le savoir d’une génération à l’autre.

La relation avec le voisinage est également centrale. Dans les rues à forte densité étudiante — rue des Wallons, rue des Bruyères, rue Charlemagne —, les KAP rappellent dans leurs communications internes la nécessité de limiter les nuisances sonores à la sortie des événements, d’étaler les départs et de nettoyer immédiatement les abords. Les évaluations soulignent que cette vigilance conditionne la confiance des autorités et la récurrence des autorisations.

Enfin, l’évaluation post-événement, systématique, alimente un cycle d’amélioration continue. Taux de participation, accidents/incidents, coût par participant·e, retombées médias: les fiches de bilan, lorsqu’elles sont partagées, témoignent d’une culture de la mesure qui s’est renforcée au fil des années à Louvain-la-Neuve, à l’image d’autres grands rendez-vous étudiants dont l’organisation est très professionnalisée (24h Vélo – organisation).

Compétences transférables et insertion professionnelle

Les pages de présentation des KAP et les mises en avant de l’université insistent sur les compétences transférables: gestion budgétaire, coordination d’équipe, communication événementielle, médiation culturelle, sensibilisation citoyenne. À l’échelle d’un master, un passage par un KAP est souvent mis en valeur sur un CV, en particulier pour des secteurs comme le management culturel, la communication, le non-marchand, l’enseignement ou la transition écologique.

L’effet réseau est réel. Les partenariats noués avec des institutions locales — Centre culturel d’Ottignies-Louvain-la-Neuve, Ferme du Biéreau, bibliothèques — et avec la Ville favorisent des stages et des premières missions. Sur le terrain, cet ancrage se traduit par des co-organisations régulières, des prêts de salles et des relais de communication institutionnels qui renforcent la visibilité des projets étudiants.

À l’échelle de la cité, l’apport des KAP à la culture étudiante dépasse l’événement ponctuel. Il façonne un agenda régulier, affermit l’identité de Louvain-la-Neuve comme ville-campus, et offre des espaces d’expression à des profils diversifiés. Documentés par l’université et relayés par la commune, ces projets illustrent une capacité collective à produire de la valeur culturelle avec des moyens limités, mais une méthode claire (UCLouvain – Kots-à-projet; Ville d’OLLN – Manifestations).

Monter son propre projet culturel étudiant

Du cadrage à la feuille de route

Lancer un projet étudiant à Louvain-la-Neuve passe par un cadrage précis. Définissez une proposition de valeur claire (pour qui, quoi, pourquoi) et une mesure d’impact minimal viable (combien de séances, quelle jauge, quels partenaires locaux). Formulez un budget prévisionnel prudent, avec une réserve de 10-15% pour aléas. Pour un projet pilote culturel (ateliers + petite scène), un budget de 1.500 à 4.000 euros couvre généralement communication, location d’espaces/technique et assurances; affinez via des devis d’acteurs locaux.

Établissez une gouvernance interne: coordinateur·trice, responsable communication, responsable logistique/sécurité, responsable finances/relations partenaires. Prévoyez un calendrier réaliste: 8 à 12 semaines de préparation pour un événement ponctuel extérieur, 3 à 4 semaines pour un atelier en intérieur. Adossez-vous aux ressources universitaires (conseils méthodologiques, listes de contacts), disponibles via les portails UCLouvain dédiés aux KAP.

Enfin, choisissez des lieux alignés avec votre public: auditoires pour conférences, petites salles du Centre culturel pour performances, espaces extérieurs pour stands de sensibilisation. La proximité des flux piétons — Place de l’Université, Grand-Place, rue des Wallons — maximise la visibilité, à condition d’obtenir les autorisations nécessaires.

Cadre légal et sécurité : check-list opérationnelle

Avant toute communication publique, vérifiez les obligations: autorisation communale pour l’occupation du domaine public, assurance responsabilité civile organisateur, plan de sécurité (flux, issues, météo), déclaration des droits d’auteur à la SABAM si musique diffusée. La Ville d’Ottignies-Louvain-la-Neuve publie des informations sur les démarches pour les manifestations; consultez-les tôt pour éviter les retards (Ville d’OLLN – Manifestations/événements; SABAM).

Pendant l’événement, mettez en place: registre des bénévoles, briefing sécurité, trousse de premiers secours, signalétique claire, points d’eau, zones fumeurs identifiées, dispositif de propreté avec tri inBW. À l’issue, procédez à un nettoyage exhaustif du site et rédigez un bilan succinct (chiffres, incidents, recommandations). Ce document est déterminant pour la reconduction et l’amélioration continue.

En intérieur, vérifiez la conformité de la salle (capacité, issues de secours), les règles incendie, et les contraintes techniques (niveaux sonores, accroches). En extérieur, anticipez le plan B météo: tente, repli en salle, solutions électriques sécurisées. Ces mesures, souvent rappelées par les services universitaires aux KAP, sont devenues des standards à Louvain-la-Neuve.

Attention : La communication doit respecter les emplacements d’affichage autorisés et les règles RGPD pour la collecte de données (inscriptions, photos). Évitez toute diffusion d’images sans consentement préalable clair.

Conseils pratiques pour réussir à Louvain-la-Neuve

Pour un projet culturel étudiant solide à Ottignies-Louvain-la-Neuve:

  • Cartographiez les lieux et flux: Place de l’Université, Grand-Place, Esplanade, auditoires du Biéreau, abords du Blocry.
  • Activez les partenaires naturels: Centre culturel, Ferme du Biéreau, bibliothèques, cercles facultaires.
  • Calibrez vos dates hors grands pics (24h Vélo, blocus) et coordonnez-vous via les agendas associatifs.
  • Intégrez la mobilité douce: mention des lignes TEC et horaires SNCB dans vos invitations.
  • Structurez votre évaluation: fréquentation, coûts, satisfaction, bilan environnemental (déchets, mobilité).

La réussite tient à la clarté de votre proposition, à une logistique maîtrisée et à un ancrage local sincère. Les Kots-à-Projet, par leur expérience cumulative et le soutien de l’université, constituent un cadre éprouvé pour développer ces compétences et produire une culture étudiante vivante, accessible et responsable à Louvain-la-Neuve.

Au fil des années, cette méthode a donné des résultats tangibles: continuité de formats, mutualisation des ressources, montée en qualité de la médiation culturelle. Dans une ville-campus construite pour et avec les étudiant·es, elle offre un levier puissant pour faire émerger des projets significatifs, au service de la communauté locale et du Brabant wallon.

Sources

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