À Namur, la santé mentale des étudiants s’est imposée comme un enjeu prioritaire, et la pleine conscience s’invite désormais dans les stratégies concrètes de prévention et de soutien. Les universités belges, dont l’UNamur au cœur du centre-ville entre la Rue de Bruxelles, le Rempart de la Vierge et la Place d’Armes, multiplient les initiatives pour aider les jeunes à faire face au stress académique, aux incertitudes financières et à l’isolement. Les données nationales confirment le besoin: depuis la crise sanitaire, les indicateurs de bien-être psychique restent fragiles chez les 18-24 ans, avec des niveaux de détresse supérieurs à la moyenne nationale selon les enquêtes de Sciensano (Sciensano – Enquêtes de santé). Dans ce contexte, les ateliers de pleine conscience pour étudiants, souvent proposés en petits groupes et sur plusieurs semaines, gagnent du terrain comme outil de régulation émotionnelle et de prévention de l’épuisement.
Introduction
Un contexte namurois qui pousse à agir
La ville de Namur, carrefour wallon sur les lignes ferroviaires et bus TEC, attire chaque année plusieurs milliers d’étudiants qui s’installent aux abords du campus universitaire et dans les quartiers de Jambes, Salzinnes et Saint-Servais. Entre le minerval, la recherche d’un kot proche des amphithéâtres et la pression des évaluations, la vie estudiantine combine des contraintes logistiques et psychologiques qui demandent des réponses adaptées. Les services aux étudiants de l’UNamur rapportent, dans leurs communications, une augmentation des demandes d’aide, faisant de la santé mentale un défi prioritaire pour l’institution (UNamur – « Santé mentale des étudiants, un défi pour l’université »). Dans ce paysage, la pleine conscience s’inscrit comme une approche complémentaire, accessible et peu médicalisée, pour consolider les ressources individuelles.
Les chiffres consolidés en Belgique mettent en lumière l’ampleur du phénomène: les dernières vagues d’enquêtes de santé coordonnées par Sciensano montrent une vulnérabilité persistante du bien-être psychique chez les jeunes adultes, notamment sur les échelles de détresse psychologique et de symptômes anxio-dépressifs (Sciensano – Enquêtes de santé). Si ces enquêtes ne se limitent pas aux étudiants, elles recoupent les constats des universités concernant l’augmentation des consultations et des demandes de soutien. À Namur, cette réalité s’observe à travers le recours accru aux services de première ligne du campus et la multiplication d’initiatives de sensibilisation lors des rentrées académiques, des semaines de blocus et des périodes d’examens.
L’intérêt pour la pleine conscience s’explique aussi par sa nature transversale. Contrairement à une psychothérapie ciblée, les ateliers de pleine conscience proposent un entraînement de l’attention et une hygiène mentale basés sur la pratique régulière, applicables au quotidien: dans le train entre la Gare de Namur et Jambes, avant un oral à la Faculté de droit, ou lors d’une soirée de révisions en kot près de la Place du Théâtre. L’objectif n’est pas d’éliminer le stress mais d’y répondre différemment, en réduisant l’emballement des ruminations et en ancrant l’étudiant dans ses ressources internes.
Pourquoi la demande augmente chez les étudiants
La convergence de facteurs académiques et socioéconomiques favorise la recherche d’outils utilisables « ici et maintenant ». Aux périodes de blocus, la charge mentale augmente et s’additionne à la gestion du budget (loyer du kot, abonnement STIB/TEC/De Lijn pour les déplacements, charges énergétiques), tandis que les espaces de socialisation se fragmentent entre les salles d’étude, bibliothèques et petits groupes d’amis. La pleine conscience répond à ce besoin de régulation en proposant des techniques de relaxation brèves mais structurées: respiration consciente, scans corporels, pauses d’attention de trois minutes. Des universités belges documentent une adhésion croissante à ces formats courts lorsqu’ils sont planifiés à des moments clés du quadrimestre (UNamur – Newsroom; UCLouvain IPSY – MBCT/MBSR).
Au-delà du soulagement ponctuel, l’approche se positionne comme un investissement durable dans les compétences non techniques (« soft skills ») valorisées en stage et sur le marché du travail: concentration, écoute, gestion du temps et des priorités. Les responsables pédagogiques mettent en avant l’effet indirect sur la réussite académique: moins de temps perdu à ruminer, plus de clarté pour structurer une séance d’étude, et davantage de présence lors des cours interactifs. Cette promesse suffit rarement sans encadrement; d’où l’intérêt d’ateliers cadrés, à horaires réguliers, au sein même du campus namurois, afin d’assurer une progression et une mise en pratique.
Bon à savoir : Les ateliers de pleine conscience s’articulent souvent en cycles (6 à 8 semaines) de 60 à 120 minutes par séance, avec des exercices à domicile de 10 à 20 minutes par jour. Ce format est adapté au rythme académique et aux agendas d’étudiants qui jonglent entre cours, job et révisions (UCLouvain IPSY – MBCT/MBSR).
Un positionnement complémentaire, pas un substitut
À Namur comme ailleurs, la pleine conscience ne remplace ni l’accompagnement psychologique, ni un suivi médical lorsque la situation l’exige. Elle se conçoit comme un pilier de prévention et d’auto-soin au sein d’un continuum de services: ateliers collectifs sur campus, consultations individuelles, orientation vers des services spécialisés si nécessaire. L’université rappelle ce cadre pour éviter les malentendus et préserver la sécurité des étudiants, en lien avec les services sociaux et de santé internes (UNamur – Newsroom). Cette approche intégrée s’aligne sur les bonnes pratiques internationales de promotion du bien-être estudiantin, en privilégiant des interventions précoces et proportionnées aux besoins.
Dans la topographie spécifique de Namur, l’accessibilité est un atout: le campus est à dix minutes à pied de la gare, et les bus du réseau TEC Namur-Luxembourg desservent les arrêts centraux du centre-ville. La proximité réduit les barrières logistiques et permet d’inscrire plus facilement une séance de 60 minutes entre deux cours. Cette dimension pratique, combinée à un discours clair sur l’utilité et les limites de la méthode, explique la dynamique positive observée sur les inscriptions aux ateliers bien-être sur plusieurs campus belges.
Qu'est-ce que la pleine conscience?
Définition et principes de base
La pleine conscience désigne une qualité d’attention volontaire, ancrée dans le présent, curieuse et non jugeante. Concrètement, il s’agit d’orienter son attention vers l’expérience du moment (respiration, sensations corporelles, sons, pensées) et de la reconnaître sans se laisser happer par l’automatisme des réactions. Popularisée par les protocoles MBSR (Mindfulness-Based Stress Reduction) et MBCT (Mindfulness-Based Cognitive Therapy), elle s’appuie sur des pratiques formelles (méditation assise, scan corporel, marche consciente) et informelles (manger, marcher, étudier en pleine conscience). Les cycles standardisés, largement diffusés dans les universités, s’inspirent de ces modèles validés et adaptés au cadre académique (UCLouvain IPSY – MBCT/MBSR).
En Belgique, la pratique a essaimé au-delà du champ clinique: des hôpitaux universitaires, des centres de santé mentale et des services aux étudiants proposent des ateliers de techniques de relaxation et de pleine conscience. Cette diffusion s’effectue avec prudence, sur base d’évidences scientifiques nuancées: les effets sont généralement modestes à modérés mais significatifs pour la réduction du stress perçu, de l’anxiété légère à modérée et de la rumination, surtout lorsque la pratique est régulière. Plusieurs centres belges, à l’instar du Centre Mindfulness du CHU de Liège, décrivent ces bénéfices et encadrent la formation d’animateurs certifiés pour garantir la qualité des interventions (CHU de Liège – Centre Mindfulness).
Pour les étudiants, l’intérêt central réside dans l’entraînement de la flexibilité attentionnelle. La pleine conscience ne promet pas une suppression des pensées anxieuses; elle offre une manière différente de les observer et de choisir une réponse plus adaptée. Dans un contexte d’études exigeantes, ces micro-décalages augmentent la capacité à revenir à la tâche, à préserver l’énergie cognitive et à limiter l’escalade émotionnelle lors des périodes d’évaluation.
État des preuves et balises éthiques
Les données issues de la recherche, y compris résumées par des institutions belges, convergent vers un bénéfice sur le stress perçu et la qualité de vie, sous réserve d’une pratique soutenue. Les améliorations notées à l’issue des programmes MBSR/MBCT sont souvent modestes en taille d’effet, avec un maintien conditionné à la poursuite d’exercices personnels. Ces résultats justifient la mise en place d’ateliers bien-être pour les étudiants, à condition de clarifier les attentes: la pleine conscience est un entraînement, pas une solution instantanée. Les encadrements universitaires belges recommandent une séance quotidienne courte (10-20 minutes) pour consolider les acquis (UCLouvain IPSY – MBCT/MBSR; CHU de Liège – Centre Mindfulness).
Éthiquement, le cadre impose d’orienter hors atelier les personnes qui présentent des signes de détresse sévère (idées suicidaires, épisodes dépressifs majeurs non suivis). L’enjeu est de ne pas retarder un soin spécialisé lorsque les symptômes dépassent le champ de la prévention. Dans les campus, ces balises se traduisent par un entretien préalable, une information claire sur les limites des ateliers, et des passerelles vers des psychologues ou médecins si nécessaire. Ce maillage s’inscrit dans la stratégie plus large des universités qui considèrent la santé mentale des étudiants comme un défi institutionnel prioritaire (UNamur – Newsroom).
Attention : La pleine conscience peut temporairement intensifier la conscience de pensées ou d’émotions pénibles. Si vous traversez un épisode aigu (crise d’angoisse fréquente, idées suicidaires, traumatisme récent), demandez un avis médical avant de vous inscrire. Sur campus, contactez en priorité les services de santé/psychologiques pour une orientation adaptée.
Pourquoi cela parle aux étudiants namurois
Le maillage urbain de Namur facilite l’intégration de la pratique dans les routines: marches conscientes le long de la Sambre entre le Pont de France et Jambes, pauses respiratoires dans les jardins proches du campus, étude en pleine conscience à la bibliothèque universitaire près de la Rue de Bruxelles. Le coût d’entrée est faible: une chaise, un smartphone réglé en mode avion, dix minutes disponibles entre deux cours. Pour les résidents en kot à Salzinnes ou Saint-Servais, la pratique n’impose pas de déplacement supplémentaire, ce qui maximise l’adhésion lorsque les journées sont saturées.
La compatibilité avec les contraintes académiques fait la différence. La pleine conscience soutient l’autorégulation: choisir de fermer les onglets superflus, revenir à la consigne d’un TD, temporiser avant d’envoyer un courriel sous l’effet de l’émotion. À l’échelle d’un quadrimestre, ces micro-ajustements réduisent la charge cumulative du stress. Les ateliers bien-être universitaires introduisent ces compétences de manière structurée, avec des rappels hebdomadaires et des exercices guidés téléchargeables, pour que chaque étudiant transpose la méthode à sa propre réalité namuroise.
Bon à savoir : Les universités belges recommandent souvent des « capsules » de 3 minutes (respiration ancrée, pause STOP, ancrage sensoriel) à glisser avant un test, au début d’une étude dirigée ou en rentrant de la Gare de Namur. Ces formats ultra-courts, répétés, s’additionnent pour produire un effet tangible sur la régulation émotionnelle (UCLouvain IPSY – MBCT/MBSR).
Contenu des ateliers à l'UNamur
Structure type d’un cycle
Les ateliers proposés sur le campus namurois s’inspirent des protocoles MBSR/MBCT, tout en les adaptant aux rythmes étudiants. Un cycle type s’étale sur 6 à 8 semaines, avec une séance hebdomadaire de 60 à 120 minutes, en groupes restreints pour favoriser l’échange. Chaque rencontre combine une pratique guidée (respiration consciente, scan corporel, mouvements doux), un temps de retour d’expérience, et une courte portion théorique sur le stress, l’attention et la rumination. Entre les séances, des exercices à domicile consolidant l’apprentissage sont proposés, généralement de 10 à 20 minutes par jour, avec enregistrements audio accessibles sur l’intranet étudiant.
La première séance pose le cadre: règles de confidentialité, rappel des limites de l’atelier, et objectifs réalistes (réduction du stress perçu, meilleur sommeil, clarté attentionnelle). Les séances intermédiaires développent les postures clés: observer ses pensées comme des événements mentaux, tolérer une émotion sans réaction impulsive, revenir au souffle dans des contextes variés (amphi, bus TEC, bibliothèque). La dernière séance identifie les relais pour continuer: pairs de pratique, ressources numériques, éventuels ateliers de suivi organisés par les services aux étudiants.
La logistique tient compte du campus éclaté entre la Rue de Bruxelles et le Rempart de la Vierge. Les salles sont choisies pour leur accessibilité piétonne depuis la Gare de Namur et les arrêts TEC centraux. Les horaires privilégient les fins d’après-midi et les débuts de soirée, afin de ne pas concurrencer les travaux pratiques ou les laboratoires. Cette organisation, régulièrement évaluée, vise à maximiser la participation sans allonger indûment les journées déjà denses des étudiants.
Techniques et thématiques abordées
Au fil du cycle, plusieurs techniques de relaxation et d’entraînement attentionnel sont présentées et répétées:
- Respiration abdominale et cohérence respiratoire pour activer la réponse de relaxation.
- Scan corporel de 15 à 30 minutes pour améliorer l’interoception et repérer les signaux précoces de tension.
- Mouvements en pleine conscience inspirés du yoga doux, adaptés aux contraintes de salle et de tenue.
- Exercices d’attention focalisée (sur le souffle, un son, une sensation) et d’attention ouverte (observations non sélectives des pensées).
- Applications directes: pause de 3 minutes avant un examen, transition après un trajet, routine pré-sommeil pour stabiliser l’endormissement.
Les thématiques suivent la progression: comprendre la physiologie du stress; repérer les déclencheurs académiques (procrastination, pression temporelle, comparaison sociale); travailler la bienveillance envers soi dans l’erreur; intégrer la pleine conscience à l’étude (lecture active, pauses attentives). Des supports concis résument chaque séance et rappellent les consignes d’entraînement. L’objectif reste pragmatique: aider l’étudiant à « outiller » ses moments sensibles, sans complexifier son agenda.
La qualité d’animation est un point de vigilance. Les services universitaires belges s’appuient de plus en plus sur des intervenants formés à des programmes reconnus (MBSR/MBCT) et supervisés, notamment via des centres de référence comme l’UCLouvain IPSY ou le CHU de Liège. Cette professionnalisation garantit une pédagogie progressive, des explications rigoureuses et une capacité d’orientation lorsque la pratique fait émerger des difficultés.
Attention : Les ateliers de pleine conscience ne sont pas des espaces de thérapie de groupe. Ils nécessitent une implication personnelle entre les séances. Si la pratique déclenche une détresse marquée, informez rapidement l’animateur et sollicitez un relais clinique approprié (service de santé étudiant, médecin traitant).
Intégration au calendrier académique et à la vie de campus
À l’UNamur, l’offre d’ateliers bien-être s’inscrit dans une politique globale de soutien à la santé mentale étudiante, mise en avant dans ses communications institutionnelles. Les cycles sont planifiés pour éviter les pics d’examens, avec des relances à l’approche des blocus. Des séances « découvertes » plus courtes peuvent précéder un cycle complet, afin de réduire l’appréhension des novices. Le maillage avec d’autres services (bibliothèques, associations étudiantes, services sociaux) facilite la diffusion de l’information et l’accès aux salles.
Sur le terrain, la dimension communautaire compte. La pratique en groupe à proximité des lieux d’étude – par exemple dans les bâtiments proches de la Rue de Bruxelles – crée un sentiment d’appartenance et de soutien entre pairs. Elle contribue aussi à normaliser le recours aux ateliers bien-être: à Namur, voir des affiches sur les panneaux étudiants ou des annonces dans les auditoires de sciences, droit ou lettres renforce l’idée que prendre soin de sa santé mentale fait partie intégrante du parcours académique.
Enfin, les modalités hybrides se développent: ressources audio et fiches pratiques consultables via l’environnement numérique de l’université permettent de poursuivre l’entraînement à domicile, en kot ou à la bibliothèque. Cet écosystème soutient la continuité, essentielle pour transformer une découverte ponctuelle en habitude durable.
Témoignages d'étudiants
Ce que disent les évaluations et retours d’expérience
Plutôt que des récits individuels, les universités belges publient régulièrement des synthèses d’évaluations anonymisées qui éclairent les tendances. Ces retours, lorsqu’ils portent sur des cycles MBSR/MBCT ou des ateliers de techniques de relaxation, pointent des bénéfices récurrents: baisse du stress perçu, meilleures stratégies de gestion du temps, sommeil plus régulier et amélioration de la concentration lors des séances d’étude. Les centres belges spécialisés, comme l’UCLouvain IPSY et le CHU de Liège, rapportent des effets similaires dans leurs formations, ce qui recoupe les observations faites en milieu académique (UCLouvain IPSY – MBCT/MBSR; CHU de Liège – Centre Mindfulness).
À l’échelle namuroise, les services aux étudiants indiquent que la demande d’accompagnement augmente et que les ateliers bien-être s’intègrent désormais à l’offre régulière de soutien. Cette évolution découle de constats partagés dans la communauté universitaire: le besoin d’outils concrets et transférables, utilisables en autonomie, pendant et entre les périodes d’évaluation (UNamur – Newsroom). Les participants rapportent souvent un gain de clarté pour aborder une séance de révision, le sentiment d’avoir « une marche à suivre » face au stress, et la découverte de pauses courtes efficaces avant un examen écrit ou oral.
Les retours soulignent également la dimension collective comme facteur facilitant. Le fait de pratiquer en groupe réduit la perception d’isolement: plusieurs cohortes indiquent que le simple fait d’entendre d’autres étudiants décrire des difficultés similaires diminue l’autocritique et la tendance à la comparaison défavorable. Cette atmosphère soutenante augmente l’adhésion à la pratique entre les séances et renforce la légitimité de la démarche au sein du campus.
Effets rapportés sur les routines d’étude
Les étudiants qui suivent un cycle complet décrivent fréquemment des changements dans l’architecture de leurs routines: insertion de « micro-pauses » de 3 minutes entre deux blocs d’étude, préparation d’un rituel de démarrage (respiration ancrée, cadrage des objectifs), et retour au corps lorsque la rumination s’accélère. Ces ajustements, modestes mais réguliers, améliorent la durée et la qualité de la concentration. Plusieurs centres universitaires belges insistent sur la nécessité de la répétition pour stabiliser ces effets, cohérente avec la littérature qui associe la dose de pratique aux bénéfices perçus (UCLouvain IPSY – MBCT/MBSR).
Les rythmes du campus namurois s’y prêtent: accessibles à pied depuis la Gare de Namur, les salles d’atelier permettent d’insérer un entraînement avant de rejoindre la bibliothèque ou de reprendre le TEC pour rentrer à Jambes ou Salzinnes. Le feedback organisationnel mentionne que les séances en fin de journée sont particulièrement appréciées, car elles servent de sas de décompression après les cours, avec un effet positif sur le sommeil et la récupération en soirée.
Bon à savoir : Dans les évaluations d’ateliers universitaires en Belgique, les participants qui pratiquent 10 à 20 minutes par jour rapportent plus systématiquement des gains de concentration et une meilleure tolérance au stress que ceux qui ne pratiquent qu’en séance. La régularité prime sur la durée ponctuelle (UCLouvain IPSY – MBCT/MBSR).
Des limites assumées, un cadre de sécurité
Les retours d’étudiants rappellent aussi les limites: la pleine conscience n’élimine pas le stress des examens, et ne dispense pas d’un accompagnement psychologique lorsque des symptômes sévères sont présents. Quelques participants signalent des moments d’inconfort en début de cycle, notamment lors des scans corporels longs, qui ramènent des sensations ou pensées désagréables. D’où l’importance de la progressivité et de la possibilité d’ajuster la durée des pratiques, en concertation avec l’animateur.
Les dispositifs universitaires namurois insistent sur la liberté de s’interrompre à tout moment, sur la confidentialité des échanges, et sur l’existence de voies d’orientation rapide vers les services de santé. Ce cadre rassure et évite des attentes irréalistes. Il permet, surtout, de maintenir l’atelier dans sa finalité: développer des compétences attentionnelles et émotionnelles utiles à la vie d’étudiant, en complément d’autres formes de soutien.
Enfin, les retours mettent en avant la transférabilité dans le quotidien: pratiquer une respiration consciente dans un bus TEC bondé, prendre une pause attentive avant un oral au centre-ville, ou revenir au souffle lors d’une séance d’étude tardive en kot. À l’épreuve des semaines chargées, ces gestes simples deviennent des ancrages fiables.
Comment participer
Identifier l’offre sur le campus et à Namur
Pour rejoindre un atelier de pleine conscience à l’UNamur, le point d’entrée le plus fiable reste l’espace institutionnel dédié au bien-être étudiant: actualités sur le site de l’université, calendrier des activités, et pages des Services aux Étudiants. Les annonces précisent en général la durée du cycle, le nombre de places, le profil de l’animateur et les prérequis éventuels. En parallèle, des partenaires locaux, dont des centres de santé mentale et des associations namuroises, peuvent proposer des cycles ouverts aux étudiants. Vérifiez la localisation (proximité du campus, accessibilité à pied depuis la Gare de Namur) et les conditions tarifaires étudiantes.
Les transports publics facilitent l’accès: la majorité des salles universitaires se trouvent à moins de quinze minutes de marche des quais de la Meuse et du pôle multimodal de la gare, avec des dessertes fréquentes du réseau TEC Namur-Luxembourg sur les axes centraux. Cette donnée pratique compte lorsque vous planifiez une séance en fin de journée et anticipez le retour vers Jambes, Salzinnes ou Saint-Servais.
Si vous hésitez entre plusieurs formats (atelier court de découverte, cycle complet MBSR/MBCT, séances à thème), privilégiez l’offre encadrée par des professionnels formés. Les pages de l’UCLouvain IPSY ou du CHU de Liège donnent des repères sur les standards de formation et de supervision en Belgique, utiles pour évaluer la qualité d’un programme local.
Conseils pratiques pour s’inscrire et s’organiser
Quelques étapes structurantes permettent d’optimiser votre participation:
- Repérez un cycle avant le blocus pour bénéficier d’un entraînement préalable aux examens.
- Bloquez dans votre agenda toutes les séances dès l’inscription; la régularité est déterminante.
- Préparez un « kit » minimal: tenue confortable, bouteille d’eau, écouteurs pour les exercices à domicile.
- Aménagez un espace calme en kot (coin bureau épuré, notifications coupées) pour 10-20 minutes de pratique quotidienne.
- Anticipez vos trajets depuis la Gare de Namur ou les quartiers périphériques via le planificateur TEC.
Lors de la première séance, signalez à l’animateur tout antécédent pertinent (anxiété sévère, épisodes dépressifs, traumatisme récent) afin d’adapter les exercices si besoin. Engagez-vous à essayer les pratiques proposées sans viser la performance. Entre les séances, utilisez les enregistrements fournis ou des applications validées pour guider les pratiques à domicile, en veillant à ne pas multiplier les sources au risque de diluer votre attention.
Attention : En cas de symptômes aigus (idées suicidaires, attaques de panique récurrentes), priorisez une prise en charge clinique avant ou en parallèle de tout atelier bien-être. La pleine conscience ne constitue pas un traitement d’urgence et ne doit pas retarder un rendez-vous médical.
Ressources et relais à Namur
Au-delà des ateliers sur campus, plusieurs relais peuvent soutenir votre démarche. Les Services aux Étudiants de l’UNamur centralisent les informations sur les activités de bien-être, les contacts psychologiques et sociaux, et les éventuels dispositifs financiers pour faciliter l’accès aux soins. Le site institutionnel détaille par ailleurs les actions engagées pour répondre au défi de la santé mentale des étudiants (UNamur – Newsroom). Pour des repères méthodologiques sur la pleine conscience, les pages de l’UCLouvain IPSY et du CHU de Liège donnent un cadre clair, y compris sur la formation des instructeurs.
Sur le plan des transports, le réseau TEC propose un planificateur utile pour caler les déplacements en soirée et éviter le stress logistique autour des séances. Cette organisation en amont réduit les risques d’annulation de dernière minute, qui peuvent nuire à la dynamique de groupe. Enfin, si vous souhaitez prolonger l’entraînement après un premier cycle, certaines universités ou centres partenaires programment des groupes de pratique hebdomadaires, ouverts à des publics mixtes incluant des étudiants.
La décision de rejoindre un atelier doit s’inscrire dans une stratégie personnelle de santé: un espace pour pratiquer, un créneau réaliste, et une intention claire (mieux dormir, étudier avec plus de présence, apprivoiser l’anxiété des examens). Sur un campus comme celui de Namur, compact et connecté, ces conditions sont réunies. Les chiffres nationaux rappellent l’enjeu, et l’offre locale fournit un cadre: l’équation devient alors praticable, à condition de s’y engager sur la durée.
Sources
- UNamur – Santé mentale des étudiants, un défi pour l’université
- Sciensano – Enquêtes de santé (indicateurs de bien-être psychique)
- UCLouvain IPSY – Programmes MBCT/MBSR et ressources
- CHU de Liège – Centre Mindfulness
- UNamur – Services aux Étudiants
- TEC – Réseau Namur-Luxembourg (planifier ses trajets)