Chaque année, des milliers d’étudiants internationaux choisissent la Belgique pour la qualité de ses universités, la centralité de ses villes et la richesse de son tissu multiculturel. Réussir son intégration étudiante en Belgique suppose toutefois une préparation juridique et administrative, une compréhension fine des dispositifs régionaux (Flandre, Bruxelles, Wallonie) et une stratégie concrète pour le logement étudiant Belgique, la maîtrise linguistique et le soutien académique. À l’échelle du pays, près de 20% des résidents sont nés à l’étranger, ce qui reflète une société d’accueil rodée aux parcours d’insertion (19,9% au 1/1/2024; Statbel). Cette réalité s’appuie sur des programmes d’intégration et un marché des kots dynamique autour des pôles universitaires d’Ixelles–Etterbeek, Saint-Gilles, Louvain-la-Neuve, Liège–Sart Tilman, Mons, Namur, Anvers, Gand ou Louvain.
Introduction à l’intégration
Comprendre le cadre belge, entre régions et communautés
Intégrer la Belgique implique d’emblée de naviguer entre trois régions (Flandre, Bruxelles-Capitale, Wallonie) et trois communautés (française, flamande, germanophone). Les régions sont responsables notamment de l’aménagement du territoire, de l’emploi, de la mobilité et des politiques d’accueil des nouveaux arrivants; les communautés sont compétentes pour l’enseignement (dont l’enseignement supérieur), la jeunesse et la culture. Les communes, enfin, constituent la porte d’entrée pour l’enregistrement des étudiants internationaux et la délivrance des documents de séjour.
Ce partage des compétences a des effets concrets: formalités communales, cours de langue, bourses et services liés au logement étudiant en Belgique varient selon le lieu d’installation. À Bruxelles, le bilinguisme ouvre des options en français et en néerlandais; à Anvers ou à Gand, la connaissance du néerlandais facilite l’accès à un job étudiant et à des services locaux; à Liège, Namur ou Louvain-la-Neuve, le réseau associatif francophone et le soutien académique sont denses autour des campus.
La démographie belge, où 19,9% des résidents sont nés à l’étranger, a structuré des dispositifs d’intégration formalisés (Statbel, 2024). Dans les grandes villes universitaires, cette diversité se traduit par des cursus en anglais, des espaces multiculturels et des guichets spécialisés. Pour l’intégration étudiante Belgique, elle offre un écosystème riche mais exigeant, avec des procédures à anticiper dès l’admission.
Rôle pratique des institutions: la commune vérifie l’adresse et déclenche le titre de séjour; la région finance et organise les parcours d’accueil (BAPA/BON à Bruxelles, Agentschap Integratie en Flandre, CRI/ILI en Wallonie); l’université complète par un accompagnement juridique, psychologique et académique. La clé consiste à articuler ces niveaux en respectant les jalons calendaires (rentrée, minerval, ouverture d’un compte, recherche de kot).
Le rythme académique belge – examens en janvier et juin – invite à cadencer l’intégration: installation et enregistrement en septembre, consolidation linguistique au premier quadrimestre, puis certifications et engagements citoyens au second.
Bon à savoir : Vous devez vous inscrire à la commune de votre résidence dans les 8 jours ouvrables suivant votre arrivée si vous venez pour un séjour de longue durée (Office des Étrangers – IBZ, « Séjour des étudiants »). L’inscription déclenche la procédure de titre de séjour et l’enquête de résidence par la police locale.
Choisir son lieu de vie et organiser la mobilité
À Bruxelles, les étudiants se concentrent autour d’Ixelles, Etterbeek et Saint-Gilles, à proximité de l’ULB, de la VUB et des grandes écoles. La STIB – tram 7 (ULB/Boondael), bus 71 (De Brouckère–Delta), métro 5 – fluidifie les trajets. En Wallonie, Louvain-la-Neuve offre une ville piétonne et une forte densité de kots; à Liège, la ligne 48 du TEC relie centre et plateau du Sart Tilman. En Flandre, Anvers (Zuid, Zurenborg) et Gand (Sint-Pieters, Overpoort) combinent vie de quartier et accès rapide au campus via De Lijn.
Le marché du logement étudiant Belgique est tendu entre juin et octobre, surtout près des campus. Vérifiez la performance énergétique (PEB), le détail des charges (eau, chauffage), la garantie locative (souvent deux mois) et les clauses d’entretien. Les plateformes spécialisées comme KotPlace.be, qui structurent l’information et référencent les kots, permettent d’identifier des offres conformes aux pratiques locales et de cibler les fenêtres propices à la signature (Kotplace.be – Parcours intégration en Belgique).
La carte étudiante reste un levier budgétaire: réductions de transport (STIB, TEC, De Lijn), accès aux bibliothèques communales, centres sportifs universitaires et tarifs culturels. À l’échelle d’une année, ces avantages pèsent sur le coût total d’un kot et renforcent la participation à la vie locale, composante clé d’une intégration étudiante en Belgique.
Attention : Les bailleurs sérieux exigent un état des lieux contradictoire et un compte bloqué pour la garantie locative. Évitez les paiements en espèces sans reçu et méfiez-vous des annonces sans visite physique; la police locale et les services logement des universités publient des conseils anti-fraude.
Anticiper les contraintes budgétaires et administratives
Le premier mois concentre les dépenses: minerval, dépôt de garantie, assurance incendie, abonnement de transport. En Fédération Wallonie-Bruxelles, le droit d’inscription de base pour un étudiant ressortissant de l’EEE se situe autour de 835 € pour 60 crédits, avec un montant réduit d’environ 374 € pour les étudiants boursiers (référence 2024–2025; les montants exacts sont fixés par décret et précisés par les établissements). Pour les étudiants hors EEE, un droit d’inscription spécifique (DIS) s’ajoute et varie selon l’université: par exemple 4 175 € à l’ULB pour la plupart des filières de premier cycle, et entre 2 505 € et 4 175 € à l’UCLouvain selon les programmes (ULB – DIS; UCLouvain – DIS). En Flandre, le minerval pour les étudiants EEE tourne autour de 1 116 € pour 60 crédits à la KU Leuven et à l’UGent, tandis que les non-EEE s’acquittent de montants supérieurs, souvent de 1 750 € à plus de 6 000 € selon la filière et le cycle (KU Leuven – Tuition fees; UGent – Tuition).
Côté santé, l’affiliation à une mutualité sécurise les remboursements; sans enregistrement, les consultations peuvent coûter sensiblement plus cher. Au plan administratif, l’ouverture d’un compte bancaire belge facilite loyer et charges. La plupart des banques proposent des comptes « student » à frais réduits, sous réserve d’une preuve d’inscription et d’une adresse locale. Pour les ressortissants hors UE, la conversion du visa D en titre de séjour communal doit intervenir rapidement; le renouvellement annuel exige des preuves de moyens de subsistance et de progression académique (Office des Étrangers – IBZ). Tenir ce calendrier limite les risques d’interruption de séjour.
Une approche séquencée – kot, inscription communale, santé, banque, transports – réduit la charge cognitive. Les universités et résidences organisent des séances d’accueil; y participer accélère la collecte d’informations fiables et la mise en réseau, déterminante pour la réussite.
Programmes d’intégration civique
Flandre: Inburgering et ancrage local
En Flandre, le programme d’inburgering est coordonné par l’Agentschap Integratie en Inburgering. Il combine cours de néerlandais (NT2), orientation à la société (Maatschappelijke Oriëntatie) et accompagnement vers l’emploi ou le bénévolat. Selon le statut, le parcours peut être obligatoire et sert de passerelle vers les services publics et le marché du travail (Agentschap Integratie en Inburgering).
Les modules sont dispensés dans des centres reconnus (CVO, Ligo, Huis van het Nederlands) et alignés sur les niveaux CECRL. Ils intègrent des informations sur les droits sociaux, la santé et les bases du logement étudiant Belgique (baux, assurances, fiscalité locale). À Gand, l’articulation entre De Lijn, les pistes cyclables et les bibliothèques de quartier facilite l’assiduité des étudiants internationaux au quotidien.
À l’issue du parcours, un certificat d’intégration civique valorise l’engagement et la maîtrise des codes locaux. Il peut peser auprès d’employeurs régionaux, notamment si vous envisagez une insertion professionnelle en Flandre après le diplôme. Les statistiques régionales font état d’un large recours aux dispositifs d’accueil par les nouveaux arrivants, y compris par des étudiants qui prolongent leur séjour (Agentschap Integratie en Inburgering).
Bon à savoir : L’Huis van het Nederlands évalue gratuitement votre niveau et oriente vers des cours NT2 adaptés. Ce triage évite d’intégrer une classe inadaptée et accélère la progression linguistique, utile pour le job étudiant et la vie quotidienne.
Bruxelles-Capitale: BAPA et BON, deux portes d’accès
À Bruxelles, le parcours d’accueil francophone est assuré par les BAPA (Bureaux d’Accueil pour Primo-Arrivants); le versant néerlandophone relève de BON (Brusselse Onthaalbureau voor Inburgering). Depuis 2022, un parcours est obligatoire pour certaines catégories; il inclut bilan social, orientation, cours de FR/NL et initiation à la citoyenneté (BAPA Bruxelles; BON).
La spécificité bruxelloise est double: bilinguisme institutionnel et maillage STIB. Les cours de jour, soir et week-end s’adaptent aux horaires académiques. Des modules thématiques – logement étudiant Belgique, santé mentale, droits du locataire, mobilité – sont proposés avec les communes d’Ixelles, Saint-Gilles, Etterbeek. Pour un étudiant logeant près du cimetière d’Ixelles ou du campus de la Plaine, ces relais fluidifient inscription communale, enregistrement au Registre des Étrangers et obtention de la carte électronique d’étranger.
Le suivi individualisé (attestations, évaluations linguistiques, orientation vers un emploi étudiant) structure le dossier personnel. Les certificats BAPA/BON peuvent être mentionnés sur le CV et témoignent d’un ancrage local apprécié dans l’Horeca, le retail et l’événementiel, actifs autour de Flagey, Châtelain et Bailli.
Wallonie: Parcours d’intégration via les CRI et les communes
En Wallonie, le « parcours d’intégration » est porté par les Centres régionaux d’intégration (CRI) et les Initiatives locales d’intégration (ILI), avec appui des communes. Il comprend formation à la citoyenneté, évaluation des besoins, cours de français et relais vers emploi/santé (Wallonie.be – Parcours d’intégration).
La couverture territoriale assure une proximité réelle des services. À Liège, les opérateurs orientent vers des cours au centre-ville ou au Sart Tilman; à Louvain-la-Neuve, l’environnement campus-ville relie étroitement kot, bénévolat et ateliers citoyens. Les attestations de suivi, parfois utiles administrativement, démontrent votre participation à la société d’accueil au-delà des études.
Panorama institutionnel: la commune vérifie le séjour et délivre les titres; la région finance et organise le programme d’intégration; l’université propose le soutien académique; les associations locales opèrent ateliers et accompagnements. Cette complémentarité constitue le squelette d’un accueil étudiant efficace en Belgique, sans qu’il soit nécessaire de dupliquer les démarches lorsqu’un accompagnement principal est identifié.
Attention : Les obligations d’intégration civique varient selon la région et le titre de séjour. Vérifiez votre statut auprès de la commune et des organismes (BAPA, BON, Agentschap Integratie, CRI) afin d’éviter des manquements administratifs.
Soutien linguistique et académique
Apprendre la langue: NL/FR/DE et l’anglais académique
Le levier linguistique demeure central pour l’intégration étudiante Belgique. Les universités et Hautes Écoles disposent de centres internes et de partenariats clairs avec des opérateurs publics, permettant d’alterner cours crédités et modules complémentaires. Exemples concrets: à l’ULB, l’EsLa propose du FLE de A1 à C1, des ateliers d’orthographe et de rédaction académique; à l’UCLouvain, l’ILV offre des cours de NL/FR/EN crédités (ECTS) intégrés aux programmes, avec examens certificatifs; à la KU Leuven, l’ILT organise du NT2 intensif et de l’Academic English pour présentations et papers; à l’UGent, l’UCT couvre le néerlandais (NT2) et l’anglais académique avec sessions intensives en début de quadrimestre; à l’ULiège, l’ISLV prépare aux certifications DELF/DALF et propose du soutien méthodologique à l’écrit. Ces offres sont conçues pour s’articuler avec les horaires de cours, souvent en soirée ou en formats intensifs avant session (pages officielles des centres de langues).
En parallèle, les réseaux publics – Huis van het Nederlands, CVO, Ligo, EPFC/IFAPME/CEA – proposent des modules modulaires, parfois à tarification sociale et en horaires décalés, qui complètent les cours universitaires. L’articulation est fréquente: un étudiant inscrit au FLE à l’EsLa peut, par exemple, suivre un NT2 A2 dans un CVO pour soutenir un job étudiant à Bruxelles ou Anvers, tandis qu’un doctorant combine Academic Writing au sein de sa faculté avec un IELTS preparation course au centre de langues.
Pour les exigences formelles, les certificats ITNA/ITGA (néerlandais), DELF/DALF (français) et IELTS/TOEFL (anglais) sont régulièrement organisés par des centres reconnus, parfois à tarif étudiant. Conserver ces preuves renforce le dossier académique et l’employabilité en Belgique. Certaines universités accordent des dispenses de cours de langue interne sur base de ces certificats, évitant des redondances et libérant du temps pour le cœur de programme (voir règlements facultaires).
Tutorat, méthodologie et santé mentale
Au-delà des langues, le soutien académique inclut tutorat, remédiation et méthodologie. Les établissements des Communautés française et flamande ont renforcé ces offres afin d’améliorer la réussite en première année. Ateliers de prise de notes, gestion du temps, statistique appliquée, préparation aux oraux: les dispositifs s’alignent sur les goulots d’étranglement identifiés par faculté.
Le maillage documentaire soutient cet effort: bibliothèques de Liège (Place Cockerill et Sart Tilman), Louvain-la-Neuve (Sciences humaines), Bruxelles (Solbosch, Plaine) ou Gand (Boekentoren) étendent leurs horaires en période d’examens. Les espaces de travail proches des lignes STIB/TEC/De Lijn permettent d’étudier tard sans multiplier les correspondances.
La santé mentale est désormais intégrée aux parcours de réussite. Services de psychologie universitaires, mutualités et parfois communes proposent des consultations à coût réduit. L’accès précoce à ce soutien, associé à une planification avant les examens de janvier et juin, diminue le risque de décrochage, ce que confirment les retours institutionnels.
Ressources numériques: les universités fournissent plateformes de cours (Moodle), accès VPN aux bases (Cairn, JSTOR) et licences (SPSS, Stata, MATLAB, Python). Un passage en début d’année par le service IT et la bibliothèque garantit l’activation des droits et évite les pertes de temps en session.
Bon à savoir : Plusieurs universités disposent d’un « writing center » ou d’ateliers de rédaction scientifique. Prenez rendez-vous avant vos premiers travaux: une relecture méthodologique peut améliorer sensiblement la note finale.
Conseils pratiques pour une progression mesurable
Cadrez votre année avec des objectifs trimestriels: viser A2 en FLE ou NT2 avant décembre, B1 avant juin; valider un MOOC de méthodologie; suivre un atelier de prise de parole. Utilisez des outils simples – carnet de vocabulaire, application de répétition espacée, calendrier d’échéances – et adossez chaque objectif à des activités sociales: tandem linguistique à Ixelles, bénévolat à Liège, débat public à Anvers.
Sur le plan académique, identifiez dès la rentrée les UE à risque (statistiques, droit, chimie organique, macroéconomie selon le cursus) et sollicitez le tutorat facultaire. Équilibrez cours, éventuel job étudiant et récupération. Anticipez les semaines de blocus: lieu d’étude, horaires, alimentation. Parallèlement, intégrer un programme d’intégration – BAPA/BON, Agentschap Integratie, CRI – consolide votre ancrage local et votre réseau.
Cette approche par objectifs, combinée à un soutien académique visible et à un programme d’accueil étudiant clair, maximise les chances de réussite et ouvre des perspectives après le diplôme, y compris pour un premier emploi en Belgique.
Ateliers et ressources disponibles
Où trouver des ateliers utiles: universités, communes, asbl
Les ateliers les plus efficaces se situent à l’interface entre université, commune et tissu associatif. À Bruxelles, des sessions « droits du locataire » coorganisées avec Ixelles et Etterbeek éclairent état des lieux, garantie locative et PEB. À Louvain-la-Neuve, des ateliers de gestion budgétaire et de cuisine à petit prix émanent des services sociaux et des associations étudiantes. À Liège, des modules « emploi étudiant et CV bilingue » se tiennent régulièrement autour de la Place Saint-Lambert et du quartier Cathédrale.
En Flandre, bibliothèques d’Anvers-Zuid et Gent-Sint-Pieters accueillent des tables de conversation NL/FR. L’accessibilité via De Lijn facilite la combinaison avec les cours et un job étudiant. Les maisons de la jeunesse et centres culturels appliquent des tarifs réduits pour les moins de 26 ans, renforçant l’intégration sociale au-delà du campus.
Enfin, les plateformes dédiées au logement étudiant Belgique, dont KotPlace.be, publient des guides et conseils juridiques sur le bail, la colocation et le parcours d’intégration. Centraliser ces informations réduit les erreurs au moment critique de la signature ou de la déclaration d’adresse (Kotplace.be – Parcours intégration en Belgique).
Ressources pour la vie quotidienne: santé, mobilité, finances
Les mutualités (Partenamut, Solidaris, Helan, etc.) informent sur l’affiliation, le médecin traitant, les remboursements et les primes de prévention. Côté mobilité, des abonnements étudiants existent pour la STIB (Bruxelles), le TEC (Wallonie) et De Lijn (Flandre), avec conditions d’âge et de scolarité spécifiées sur les sites officiels.
Les ateliers financiers abordent budget mensuel, ouverture d’un compte et comparaison d’assurances. Les CPAS peuvent proposer éducation financière et aides temporaires sous conditions. De nombreuses banques offrent des formules « student » gratuites ou à faible coût, sur présentation d’une preuve d’inscription et d’une adresse locale. Passer aux virements SEPA sécurise la relation avec le bailleur et les colocataires.
Pour les déplacements interurbains, la SNCB propose des formules jeunes/étudiants. Les ateliers « mobilité durable » encouragent les combinaisons vélo–train–tram. Gand et Anvers bénéficient d’infrastructures cyclables matures; Bruxelles étend progressivement ses axes sécurisés, élargissant le rayon d’activités sociales accessibles depuis le kot.
Bon à savoir : Aides financières mobilisables: bourses d’études de la Fédération Wallonie-Bruxelles (allocations d’études), réductions ou exonérations partielles de minerval pour certains profils (selon établissement), guichet social étudiant des universités, interventions CPAS sous conditions de résidence et de revenus, et tarifs sociaux énergie téléphonés depuis l’adresse déclarée. Vérifiez l’éligibilité et les pièces requises sur les portails officiels (FWB – Allocations d’études; CPAS communal; règlements des universités).
Attention : Les ateliers gratuits ou à bas prix sont souvent complets entre septembre et novembre. Anticipez l’inscription, surveillez les listes d’attente et identifiez une alternative (commune voisine, asbl partenaire) pour éviter les ruptures de parcours.
Comment prioriser: une feuille de route sur 90 jours
Pour transformer l’offre en résultats concrets, combinez une logique par étapes et un calendrier court. Semaines 1–4: sécuriser logement et bail, inscription communale, mutualité, abonnement de transport. Semaines 5–8: démarrer un module de langue (A1→A2), un atelier méthodo et une table de conversation. Semaines 9–12: viser une certification interne (test BAPA/ILT) et un engagement citoyen (bénévolat, association).
Géolocalisez vos points de passage. À Bruxelles, suivez les tracés du bus 71 ou du tram 8 entre campus et centres linguistiques; à Liège, repérez la ligne 48 vers le Sart Tilman; à Louvain-la-Neuve, listez les salles d’étude (Blocry, centre). Associez à chaque objectif un créneau récurrent et un indicateur mesurable: 24 heures de cours FLE et une conversation de 10 minutes avec un natif d’ici fin octobre, par exemple.
Ce pilotage par objectifs articule soutien académique, programme d’intégration et vie sociale. Les chiffres confirment l’attractivité d’une Belgique diverse et structurée; activer tôt les outils régionaux et universitaires en fait un avantage comparatif pour vos études, votre logement étudiant Belgique et votre insertion professionnelle (Statbel, 2024).
Témoignages d’étudiants
Ce que disent les enquêtes et rapports institutionnels
Au-delà des vécus individuels, les bilans universitaires et rapports d’acteurs publics éclairent les tendances. Les services d’internationalisation publient des baromètres sur l’accueil, le logement étudiant Belgique et le soutien académique. Trois constantes émergent: l’activation rapide d’un parcours linguistique, la valeur d’un mentorat par les pairs et l’importance d’une information claire sur le bail et les droits du locataire.
Les services logement constatent, à Bruxelles comme à Liège, une pression forte entre août et octobre dans les quartiers proches des campus. Les étudiants internationaux qui lancent leur recherche tôt et mobilisent des plateformes spécialisées signalent moins de litiges sur les charges et moins de ruptures de bail. Les ateliers « bail/état des lieux » renforcent la capacité de négociation et sécurisent l’installation.
Sur le plan académique, les centres de langues relèvent qu’une combinaison « cours formels + pratiques informelles » (tandems, tables de conversation) accélère le passage d’un niveau CECRL, souvent sur un semestre. Les tutorats facultaires améliorent les taux de réussite dans les cours « goulots d’étranglement » quand ils sont mobilisés avant le blocus. Les retours confirment aussi l’effet protecteur d’un accès sans délai au soutien psychologique.
Freins identifiés et leviers d’action
Parmi les freins récurrents: la fragmentation institutionnelle entre régions et langues; un manque de clarté sur l’obligation du programme d’intégration selon le titre de séjour; la méconnaissance des délais communaux. Les difficultés s’amplifient si le bail présente des lacunes (adresse incomplète, état des lieux sommaire) ou si le calendrier administratif est bousculé par des dépenses concentrées (garantie, minerval, abonnement).
Les leviers efficaces sont connus: lancer la recherche de kot en juin-juillet; se positionner près des axes STIB/TEC/De Lijn; suivre un test de positionnement en langue et intégrer un parcours; solliciter un mentorat académique et social; participer aux ateliers juridiques et budgétaires; planifier un suivi de santé mentale préventif. Caler les démarches lourdes sur les premières semaines et réserver des créneaux ateliers jusqu’à mi-novembre évite l’embolie de fin de semestre.
Les données agrégées soulignent l’utilité d’un ancrage citoyen: bénévolat local, participation à des événements culturels de quartier (Flagey, Place du Châtelain, Place Saint-Lambert, Grand-Place de Mons), engagement dans des associations multilingues. Ces expériences, soutenues par les programmes d’intégration et les services universitaires, améliorent l’employabilité en fin de cursus.
Des résultats concrets quand les dispositifs sont combinés
Les universités observent qu’un triptyque « cours de langue + tutorat + ateliers de citoyenneté » produit les meilleurs effets. Les centres régionaux relèvent une meilleure autonomie administrative chez les étudiants ayant suivi une orientation à la société locale (guichets communaux, clauses de bail, assurances). Les employeurs à Bruxelles, Namur ou Anvers valorisent des candidats capables d’interagir dans la langue locale, de comprendre les consignes et de s’intégrer à des équipes internationales.
Dans un pays où 19,9% des résidents sont nés à l’étranger (Statbel, 2024), l’intégration étudiante s’inscrit dans un cadre éprouvé. Les retours confirment l’efficacité des outils – parcours d’intégration, centres de langues, ateliers communaux, services sociaux, plateformes de logement – à condition d’être activés tôt et articulés. Cette combinaison transforme un défi logistique et académique en trajectoire mesurable vers la réussite.
La transparence de l’information reste déterminante. Les organismes officiels (Office des Étrangers, BAPA, BON, Agentschap Integratie, CRI) et les universités actualisent régulièrement leurs consignes. Les plateformes spécialisées, comme KotPlace.be, agrègent des guides et liens utiles pour sécuriser la location d’un kot, rationaliser le budget et organiser la vie quotidienne (Kotplace.be – Parcours intégration en Belgique).
Sources
- Kotplace.be – Comprendre le parcours d’intégration en Belgique
- Statbel – Origine des personnes, part de la population née à l’étranger (consulté 2024)
- Agentschap Integratie en Inburgering – Informations sur l’inburgering
- BAPA Bruxelles – Parcours d’accueil pour primo-arrivants
- BON Bruxelles – Onthaal/inburgering (parcours d’intégration néerlandophone)
- Wallonie.be – Parcours d’intégration (informations officielles)
- Office des Étrangers (IBZ) – Étudier en Belgique: visas et séjour
- STIB – Titres et réductions étudiants
- TEC – Abonnements étudiants
- De Lijn – Abonnements pour jeunes et étudiants
- ULB – Droits d’inscription spécifiques (DIS) pour étudiants hors EEE
- UCLouvain – Droits d’inscription spécifiques (DIS) et montants
- KU Leuven – Tuition fees (montants 60 crédits, EEA et non-EEA)
- UGent – Tuition fees (EEA/non-EEA, 60 crédits)
- ULiège – ISLV (offre FLE et certifications)
- ULB – École de Langues (EsLa): FLE et écrits académiques
- UCLouvain – ILV (cours crédités NL/FR/EN)
- KU Leuven – ILT (NT2 et Academic English)
- UGent – UCT (NT2, English for Academic Purposes)